Archives pour la catégorie ‘Dans les champs – la gazette de Céline’

La gazette du 24 au 28 octobre 2011

lundi 24 octobre 2011

Premiers froids, donc plus de haricots, donc plus de cueillettes. Ce sera pour l’année prochaine.

Maintenant que nous n’avons plus de haricots à cueillir, ni de courgettes (eh oui, on a sauvé les dernières jeudi, les grands paniers pourront les savourer), ni d’artichauts, nous allons pouvoir nous concentrer sur cette nouvelle serre à monter, sur celle d’occasion à finir de monter et à rentrer les derniers légumes.

Encore que pour cette dernière partie, nous avons un problème. Les pommes de terre furent si abondantes, qu’il ne nous reste aucun palox pour stocker. Nous avons, bien sûr, fait des recherches pour en trouver. La Scierie de la Selle nous en avait promis dans la semaine… il y a de cela bientôt 4 semaines. A priori, ils auraient de gros problèmes soit de personnel ou de machine, selon les semaines. Encore que depuis la semaine dernière, ils ne répondent plus à l’appel de mon père. Je pencherais donc pour un défaut de communication.

Tout cela nous ferait bien rire si les froids ne commençaient pas et risqueraient de geler, en particulier, nos choux blancs et nos céleris raves…

En attendant, on vous coupe de la mâche (cette année, on a pris les devants et établi un beau planning pour que nous ne soyons pas oubliés) et on attaque nos derniers épinards qui sont tous mignons. Enfin, il l’était samedi dernier, donc à moins que le gel leur ait donné un bord jaune depuis, ils seront aussi beaux dans vos paniers.

Au passage, avant d’avoir des remarques, la pomme que vous avez en ce moment est de la Jonagored. Nous avons conscience que certaines soient piquées et qu’il y ait de l’épluchage. Comme elles sont grosses, je les compte comme des moyennes, histoire que vous ne perdiez rien en terme de valeur. C’est la 2ème année et on ne sait pas si ce sera pareil l’année prochaine. Si le cas se reproduit, il y a de forte chance pour que l’on coupe ces pommiers-là, parce que la variété n’a pas l’air de se plaire dans notre verger…

Bonne semaine.

Le panier du 27 octobre 2011

lundi 24 octobre 2011

1kg de pommes de terre MONA (ordinaire)

1 potimarron

2 fenouils

1 radis noir

3 oignons

0.2kg de mâches

0.5kg de poireaux

0.5kg d’épinards

0.4kg de carottes

La gazette du 17 au 21 octobre 2011

lundi 17 octobre 2011

Déjà quelques jours que nous n’y voyons pas à 5 mètres. Pas de doute, l’automne est là et avec le brouillard, l’été disparaît. Encore qu’une bonne surprise est survenue : les tomates ont donné un bon nombre. Moralité, les paniers de 15 euros en auront encore un peu.

L’autre avantage, c’est que ce temps rend les haricots encore meilleurs. L’inconvénient est que pour en profiter pleinement, il faudrait que vous veniez les cueillir, histoire d’en avoir plus de 0.3kg par panier…

Une petite chose agréable aussi en perspective est le temps libre. Bien sûr, il nous reste les choux blancs, les radis noirs, les carottes, les céleris raves à rentrer. Et on en a bien pour trois bonnes semaines.

En attendant, cette pause bénie de la nature, on plante de la mâche, on coupe de la mâche pour les paniers. Elle est belle, parfois un peu blanche à cause de l’oïdium qui se développe à certaines places. Mais pas d’inquiétude, c’est juste le manque d’aération additionné au temps humide qui fait cela.

La salade remplace peu à peu nos carrés de tomates. On sème des épinards aujourd’hui. Enfin, ils seront pour le printemps… avant si l’hiver n’est pas froid.

Il faudrait aussi que l’on couvre nos artichauts (parce que maintenant que mon père nous a planté 600 pieds, ce n’est pas le moment de les perdre, surtout qu’après première récolte, un seul constat : il nous faut au moins le triple pour couvrir correctement AMAP et marchés).

Mon père pleure après nos Belle de Boscop qui tapissent le sol, mais il a préféré envoyer nos hommes aux potirons, parce que comme dit mon grand-père : « ça sent la gelée, pourtant, ils n’ont rien annoncé… »

Et samedi matin, on a dû appuyer fortement sur la raclette pour voir notre route…

Bonne semaine.

La gazette du 10 au 14 octobre 2011

lundi 10 octobre 2011

L’automne nous est arrivé un peu par hasard alors qu’on s’habituait bien à la chaleur. Donc, d’un seul coup, on a envie de poireaux (cela tombe bien, on commence cette semaine pour les paniers, jusqu’à n’en plus finir…avant Mai). On ne va pas dire qu’on est ravi d’aller les arracher parce qu’il faut vraiment trier dans l’herbe. Pour ceux qui étaient noyés par l’herbe, on a une solution plus radicale : les broyer. En espérant qu’une petite gelée localisée sur les poireaux (parce qu’on aimerait bien que nos haricots durent un peu) tuerait l’herbe pour favoriser nos repousses de poireaux…

Vous l’aurez compris, on n’est pas très efficace en désherbage. Et alors que nous sommes un de plus depuis quelques heures, nous montons une nouvelle serre au lieu de se jeter dans l’herbe. Forcément, les garçons préfèrent les jeux de constructions aux gâteaux de boue…

Et puis, il nous reste des pommes à cueillir et des courges à rentrer.

Tout un programme réjouissant.

Petite précision, les tomates des paniers seront les dernières. Les températures et le mildiou ont eu raison d’elles. J’espère en mettre à tout le monde. En principe, il y a largement assez mais on a pas mal de tri à faire, le mildiou continuant d’évoluer dans les caisses.

Nous allons aussi rentrer dans la période fenouil (eh oui ! toutes les semaines jusqu’à disparition du carré) Sachez que ce n’est pas par pure cruauté de ma part, c’est surtout que la saison du fenouil, c’est maintenant dans notre région. On peut le semer plus tôt que le 14 juillet mais il monte plus vite qu’on ne le récolte (on a eu de belles ombrelles jaunes cette été sur le bord du champ) et il gèle, donc de fin septembre à fin octobre, on ne voit que lui ou presque. Cette année, il est un peu rond, pas trop gros pour le moment. En somme, très beau.

Et encore une semaine qui sera bien remplie alors si vous pouviez venir cueillir vos haricots… je plaisante, mais ils sont tellement beaux et bons que c’est le moment de faire votre plus-value sur le panier…        Bonne semaine.

La gazette du 3 au 7 octobre 2011

lundi 3 octobre 2011

Le grand chef est donc revenu d’Autriche, en pleine forme. Du moins, meilleure que la nôtre. Je le soupçonnerai même de vouloir nous achever en nous faisant accélérer le pas.

Bon, il est vrai que l’herbe est toujours dans les poireaux. Mais en fermant les yeux on ne la voit plus. Et franchement, pour une fois, on pourrait peut-être écouter le grand père qui veut tout faucher, histoire que les poireaux repartent du bon pied…

C’est vrai, le reste des potirons est toujours dans le champ, mais on a eu plein d’autres choses à faire… comme préparer les AMAP. Ce n’est pas de notre faute s’il fait si chaud et que même ceux originaires de la Méditerranée deviennent plus faibles à partir de 14h (pour ceux originaires d’Ile de France, plus qu’une seule solution : prendre la tangente dans les bâtiments).

Pour les pommes, on a rusé. Ils ont été cueillir celles devant chez mon père et les premiers pommiers de pré… Il n’a pas encore vu le fond. Et comme rien n’est rangé dans les frigos, mon père a une impression de volume. Bref on a gagné environ une demie journée de répit de ce côté…

Donc, vous le comprendrez, le programme est le même que celui de la semaine dernière. Avec un objectif d’efficacité en plus.

Le souci est qu’à nouveau, nous avons 10 000 mâches à planter. C’est dingue ce que 15 jours passent vite ! Et qu’il va falloir faire de la place. Ben oui, il nous manque des serres. L’agrandissement est prévu. Pour aujourd’hui d’ailleurs (enfin, le début). Ce qui ne fait qu’un truc de plus au programme.

Bref, je ne sais pas si on va y arriver mais on va tout faire pour. Et puis franchement, quand on voit les poireaux, on se dit qu’une semaine avant, une semaine après, cela ne changera pas grand-chose.

Bonne semaine.

P.S : n’oubliez pas qu’il y a encore des haricots à cueillir…

La gazette du 26 au 30 septembre 2011

lundi 26 septembre 2011

Le grand chef est donc parti en Autriche, nous avons ramassé 2770 potimarrons lundi dernier, nous aurons d’ici quelques semaines un nouvel employé (notre petit Portugais essayé cette semaine qui s’appelle (tiens, comme c’est original) Alberto Carlos Da Silva Pereira, alors que nous avons déjà un Albert, un Carlos et un Abdel), on ne voit plus les derniers poireaux dans l’herbe. En revanche la teigne (genre de ver) les a trouvés. Nous préparons la porte ouverte de samedi prochain. Ceux qui viennent seraient bien avisés de prendre un sac (non, je ne vous exploiterais pas …encore qu’une cueillette aux lampions peut être sympathique), mais si vous voulez savoir, venez !

Et cette semaine, de la folie pure parce que je me suis aperçue par je ne sais quel miracle, que mes haricots à écosser se sont en fait transformés en haricots verts. Etrange. Et que ceux qui murmurent que j’aurais éventuellement du mal à lire les étiquettes n’auraient pas vraiment tort…

Bref, mercredi reprise des cueillettes dans le dernier carré d’ «écossés » et semaine prochaine, haricots verts pour encore bien 15 jours sauf si Dame Nature nous sort une gelée de son chapeau.

Sans oublier, que le Grand Chef nous a donné des consignes très strictes. « Parce que vous comprenez, dans le temps (il veut dire sa jeunesse), on triait 30t de pommes de terre dans la journée et pas de machines s’il vous plaît ! » Donc, il faut en faire au moins autant. Soit ramasser les pommes (je dis ramasser parce que celles qui n’en ont pas encore eu la chance sont peut-être par terre…), désherber les poireaux (encore qu’il irait plus vite d’arracher les poireaux pour les replanter ailleurs…), finir de cueillir les courges (parce que pour le moment, il n’y a qu’une benne de potimarrons, il reste potiron, courge spaghetti, butternut, patidou, little jack et des trucs bizarres), planter la salade en serre (ce qui sous-entend, débarrasser les carrés finis de poivron ou aubergine ou tomates) sans oublier la mâche.

Et s’il nous reste du temps, on pourra préparez AMAP et marchés. Donc AMPiens munissez-vous d’un couteau pour les choux parce qu’ils ne seront pas coupés, c’est certain.

Mais ce qui nous rassure, c’est que du temps de mon grand-père, et bien les 30t de patates, il les tirait pied nu dans la neige, avec une seule main et dans la matinée.

Alors avec tout ce beau programme, même pas peur…

Bonne semaine et à samedi pour certains, je l’espère.

 

La gazette du 19 au 23 septembre 2011

lundi 19 septembre 2011

Les pommes de terre sont enfin finies ! Maintenant, mon père se concentre sur la manière d’en rentrer le plus possible dans le moins de place possible (et aussi sur ses prochaines vacances qui commencent jeudi à 2h du mat’ direction l’Autriche).

Et nous, on espère ne rien oublier. Parce qu’il faut penser : à ramasser les potirons (et cette année, il y en a), à finaliser notre prochaine « porte ouverte », à éteindre l’arrosage dans les serres, à déclarer notre prochain sherpa (et oui, il se trouve qu’avec ma tante à la semi-retraite et des paniers en plus, un Portugais plus ou moins maçon veut s’essayer au maraîchage, mais avant de le faire ramper dans la boue tout l’hiver, on veut qu’il ait un aperçu de ce qui l’attend), à trouver du temps pour enlever l’herbe des poireaux (bien que ces dernières semaines, il n’y a pas que les poireaux qui en ait), à planter la mâche (et à priori, cette année, Benoît Vauxion, notre fournisseur de plants de salades, ne nous a pas oublié) et à respirer un peu.

A ce moment-là de la semaine, nous serons mercredi et on commencera à rayer avec bonheur ce qui sera déjà fait sur le planning.

Et on recommencera, à penser : à ne pas oublier les paniers de 20 euros des AMAP(il faut l’avouer, on a tendance à oublier, voire on le prépare et on le laisse à côté de la pile), à cueillir la fin de nos pommes, à préparer les lampions pour la porte ouverte (en fait, ça c’est le petit atelier ludique avant de s’amuser, mais c’est pour que vous enregistriez bien qu’il y a une porte ouverte le samedi 1er octobre), à cueillir les tomates en surveillant l’absence de maladie…

Bref, un superbe planning. Mais on le sait, tous les ans, c’est la même chose à cette époque. Donc, vivement Noël…

Bonne semaine.

La gazette du 12 au 16 septembre 2011

lundi 12 septembre 2011

Le temps et la place nous manquent. On court dans un sens. Dans l’autre. On prie pour qu’il ne pleuve pas (enfin, surtout mon père, pomme de terre oblige). On arrache une herbe qui pousse au milieu. Ce qui nous donne juste le temps de relever la tête sur le champ pour voir toutes leurs congénères en pleine forme au milieu de nos légumes (et ça va être la misère quand il va falloir s’y jeter).

Mais entre deux, on arrive à faire des choses. Râler, bien sûr. Après tout, n’est pas paysan qui veut. Donc il faut bien entretenir le mythe.

Mais surtout faire des bottes de radis pour les hommes. Cela fait d’ailleurs 15 jours qu’ils me cassent les pieds pour vous en mettre (mon père est aussi un fou du « semage » de radis, il a toujours peur d’en manquer). Le problème est qu’ils mettent une heure à faire 24 bottes et que cela réduit grandement le temps pour faire autre chose (cueillir les épinards, par exemple).

Les tomates ont du mal, malgré le regain de ces 15 derniers jours. J’ai la sensation qu’il y en aura beaucoup moins dans les paniers.

Les derniers haricots ne sont pas très hauts, donc j’ai bien peur qu’on n’en voit pas la couleur. Pour les cueillettes, il reste cette semaine et après ce sera pour l’année prochaine.

Les artichauts sont à point. Certains en auront cette semaine, d’autres la semaine suivante.

Bref, il y a beaucoup de diversités en ce moment mais pas beaucoup de quantités. Le panier risque de beaucoup changer au fil des jours.

Bonne semaine.

La gazette du 5 au 9 septembre 2011

lundi 5 septembre 2011

Des nuits un peu plus chaudes et des tomates qui rougissent. Donc voilà encore une semaine de gagner sur les poireaux. Pour les choux, il faut bien s’y coller pour éviter la cure un peu plus tard… Il y a d’ailleurs de forte chance pour que vous deviez vous-même vous les partager parce que pomme de terre oblige, le temps nous est compté. Faites donc appel à vos valeureux messieurs pour l’emploi de leurs muscles lors des distributions…

Vous l’aurez compris, les pommes de terre ne sont pas encore toutes rentrées et il se pourrait que cette année, on les mette à la pièce dans les paniers parce que les variétés d’habitude de petit calibre sont assez conséquentes (et on ne vous parle pas des gros calibres…)

Donc comme chaque année, mon père voit son rythme cardiaque s’élever et friser l’apoplexie si la météo annonce de la pluie les jours d’arrachage.

Nous on suit, on apprend à baisser la tête si la machine tombe en panne et à s’éloigner de lui quand il appelle le mécanicien pour savoir si la fin de la matinée se situe avant midi ou après parce qu’il est 11h45 et qu’il n’est pas dans la cour…

Cette semaine, c’est aussi bette. Pour une raison très simple. En passant devant la serre de bettes, Laure me demandait ce qu’il poussait avec les bettes parce que ça avait l’air de bien pousser.

J’ai été au regret de lui dire qu’il s’agissait d’herbes et non de cultures associées.

Ah ! me répondit-elle.

Eh oui, ah !

Donc, on en profite pour désherber. Et puis cela fera plaisir au grand-père. Pour deux raisons. Déjà parce qu’en principe, les bettes, c’est son job. Donc quand je lui dis qu’il en faut pour les AMAP, il n’a pas le temps de s’ennuyer (eh oui, à 88 ans, on s’ennuie alors il faut trouver des trucs ludiques pour l’occuper) ensuite, parce qu’il sera débordé (eh oui, à 88 ans, on va moins vite qu’à 40…), les gars vont y aller. Et ce que mon grand-père aime par-dessus tout, c’est de nous voir désherber. C’est son petit carré de chocolat à lui. Il manque la binette pour que son bonheur soit total mais je crois que plusieurs heures à la chaleur seront aussi bonnes pour lui. Pour un peu, je le soupçonnerais même de s’installer devant la serre pour les regarder travailler.

 

Mais c’est pas l’tout, il y a plein d’autres choses à faire : cueillir les haricots et désherber le reste du champ. Parce qu’admirer nos choux verts, c’est bien mais ça n’arrache pas l’herbe. Enfin, on a l’habitude et parfois, on devient philosophe.

Juste une réflexion de mon père : « Vous voyez, vous n’avez pas fait comme je l’ai dit ! Moi, je m’en fiche, vous irez tirer la binette… »

Bonne semaine.

P.S : nous refaisons une porte ouverte le samedi 1er Octobre. Le programme est le suivant : 15h15 visite classique du champ, 18h apéritif dînatoire où chacun apporte un plat et où l’on partage (d’ailleurs si vous pouviez faire une petite fiche de cuisine pour ceux qui voudrait refaire) et à partir de 20h, atelier montage de lampions et cheminement dans les champs à la lueur des bougies. C’est le même principe que la dernière fois et si certains veulent revenir avec plaisir, nous changeons le thème de la visite aux chandelles. Cette fois les textes seront sur le thème des souvenirs gustatifs. Nous serons aussi, je l’espère, en équipe complète pour ceux qui voudraient connaître nos têtes et des panneaux animeront la salle.

La gazette du 29 août au 2 septembre 2011

lundi 29 août 2011

Voilà, c’est presque la rentrée et les tomates sont au rendez-vous. Pour combien de temps, je ne saurais le dire parce qu’avec des températures si… exotiques, cela ne va pas durer longtemps, malgré mes 600 pieds de plus par rapport à l’année dernière.

Et avec ce temps magnifique, devinez ce qui pousse… Eh oui, l’herbe. J’ai arraché les premiers poireaux jeudi dernier et a priori, ils venaient de finir de désherber le carré. Ben, on ne voit pas où ils sont passés. A croire qu’ils bullaient au bout des rangs. Encore qu’à la tête de Mini Du (notre apprenti), il a quand même dû en arracher un peu. Il trouve que la saison du poireau est beaucoup trop longue à son goût.

Autrement, la grande nouvelle est le début de l’arrachage des pommes de terre. Mon père l’a dit, même avec un déluge, ils iront au croc…

L’accueil de la nouvelle est très mitigé. Disons-le, une semaine que mon père est en mode pomme de terre. Je le soupçonne même de dormir près de la machine. Ce matin, ils lui font un gros câlin (comprenez qu’ils la bichonnent, lui mettent de l’huile, lui parlent doucement pour qu’elle fonctionne bien).

Et cet après-midi, ils commencent les hostilités. Si tout se passe bien, les pommes de terre dormiront dans leurs pallox de bois ce soir. Si tout se passe mal, la machine prendra des coups de clés à molette et n’aura plus le droit aux mots doux.

Et pendant qu’ils feront joujou avec leur grosse machine, hein, qui va désherber les poireaux ?

Moi, je vous le dis, la vie est dure, parfois. Et le sol est bas…

Enfin, c’est la vie. Mais vous ai-je parlé de nos choux ? Non ?

Eh bien, il faut le dire, ils sont magnifiques. L’année dernière, ils étaient beaux. Surtout une partie. Mais cette année, ils sont tous beaux. Tous malgré l’herbe.

Il faut dire qu’on les a bichonnés. Perso, cela me donne les larmes aux yeux. Les potirons aussi d’ailleurs…

Bonne semaine.