Archives pour la catégorie ‘Dans les champs – la gazette de Céline’

La gazette du 28 mai au 1er juin 2012

lundi 28 mai 2012

Vous comprendrez aisément que je fasse court aujourd’hui.

D’abord parce que jour à moitié férié et quelque peu bancal. Parce que faut-il ou ne faut-il pas travailler ? Donc je coupe la poire en 2.

Ensuite retour du beau temps et de la chaleur. Donc le week-end a été profitable et il faut tailler, arroser et ne pas perdre le fil…

Enfin, porte ouverte dimanche prochain et pas le temps, pas le temps, pas le temps…

 

Mais cueillette à partir de mercredi de 9h30 à 11h. Déjà parce que je dois être à Epernon tôt en début d’après-midi pour mes filles. Et aussi parce que mes inconditionnels cueilleurs ont aussi une préférence pour les températures fraîches… On m’a demandé un planning. J’y penserai après la porte ouverte. Mais n’oubliez pas pour ceux qui veulent qu’il y a cueillette libre de fraises dimanche de 10h à 12h…

Et un peu de champ : les fraises commencent, les courgettes ont commencé et les concombres devraient suivre de près. Pour les petits pois, il risque d’être en même temps que les fraises.

Pour le reste… ben… venez dimanche, vous verrez mieux et je répondrais aux questions…

Bonne semaine.

La gazette du 21 au 25 mai 2012

lundi 21 mai 2012

Le problème en ce moment est le temps sous toutes ses formes.

Le temps qu’il fait où rien ne pousse comme il faudrait.

Le temps d’une semaine où rien n’avance faute de temps.

Le temps prévu par les rogations où rien ne sera idyllique.

Bref, on piétine et si j’arrive à ne pas mettre un 2ème kilo de pommes de terre, ce n’est pas l’euphorie. Et si d’habitude le plus dur est entre le 15/04 et le 15/06, j’ai l’impression que cette année, on va avoir du rab’…

Pour le moment, je n’annule pas la cueillette de mercredi prochain, mais comme dit Laure : « On a tout eu : le tonnerre, les éclairs, la grêle et le ruissèlement de l’eau. Je n’ai jamais vu ça » et c’était à Versailles mardi dernier, eh bien, cela ne contribue pas à  l’avancement de nos fruits. Mais comme il annonce une fin de semaine merveilleuse et qu’ici, nous avons tendance à croire, et à constater, que tout se décante au dernier moment, on maintient… mais regardez bien le mail lundi prochain !

 

Les courgettes font leur entrée. Mais le reste est encore loin. Peut-être les petits pois bientôt. En fait pour le moment, il se dispute la place du premier avec les fraises…

Et nous par ces temps formidables qui donnent envie de se promener dehors, nous avançons un peu. Le céleri rave est planté. Les concombres sont paillés en partie. Les poivrons et les aubergines sont enfin en terre. Après tout, il n’y a qu’un mois de retard en plantation. Sans compter qu’il y a déjà une attaque de pucerons et de chenilles sur les plants de poivrons. Pucerons qui ont d’ailleurs migré sur les aubergines striées. Pourquoi pas les autres qui étaient à côté ? C’est un mystère. Mais en général, ils ne se trompent pas sur ce qui est le meilleur. Bref, manquerait plus que nos doryphores qui se baladaient dans le cresson alénois les trouvent et ce sera complet.

D’ailleurs, les souris ont trouvé les graines de potirons fraîchement semées et nous ont fait une fiesta de tous les diables. Donc rebelote, on ressème. Heureusement, elles n’ont trouvé que la 2ème session donc le potimarron et il nous restait des graines.

C’est consciencieusement que nous nous répétons deux choses : « ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort » et « une fois qu’on touche le fond, on ne peut que remonter. »

Et j’oubliais, nous avons ressemé des melons (chose qui ne nous était pas arrivée depuis le décès de ma mère) mais je trouve que les plants ont une tête de plants qui ont envie de mourir, genre on a attrapé un truc…

Donc, je sais que certains profs écrivent en commentaire : « a touché le fond mais creuse encore », et bien, c’est cela que j’aimerais éviter cette année. Mais comme disait Laure : « On aura tout eu… »

Bonne semaine.

La gazette du 14 au 17 mai 2012

lundi 14 mai 2012

Vous remarquerez l’effort subtil de ne pas mettre 2kg de pommes de terre. Certes, peut-être que les navets sont encore moins appréciés… mais peut-être en n’aurons-nous pas assez et que les pommes de terre reviendront se glisser dans les paniers de 15euros…

Vous noterez l’arrivée timide des courgettes. Donc, j’espère qu’une bonne semaine de chaleur suffira…

Vous noterez qu’un printemps froid réussit aux choux fleurs. Peut-être aussi le compost qu’on leur a balancé…

Et je vous remercie de votre patience (un peu de pommade pour vous faire encore patienter…)

La bonne nouvelle est que mes filles ont mangé les premières fraises hier. Vous connaissez les enfants, à peine rouge que c’est déjà dans leur ventre, donc début des cueillettes le mercredi 30 mai à 10h.

Je rappelle la date de la porte ouverte : dimanche 3 juin à partir de 10h et il y aura une cueillette à titre gratuit (donc que du perso) pour ceux qui viennent. Mais vu le temps ne prévoyez pas de repartir avec de quoi faire des confitures.

Autrement notre lutte anti-lapins s’organise. Parce que les voiles, c’est bien. Le problème est que nous ne voyons plus nos légumes sous l’herbe. Et cela donne une couleur un peu jaune à nos épinards. L’année dernière, on s’était déjà fait avoir mais on avait autre chose, cette année, on y pensait mais nous apercevions nos petits lapins aux dents affutées au bout des rangs, donc on a préféré des épinards dorés plutôt que pas d’épinards du tout.

Au moins quand on aura touché le fond des facteurs de mauvais rendement, on ne pourra que faire mieux. En attendant, il y aura des pommes de terre.

Et entre toutes ces occupations qui ne font pas pousser nos légumes, nous avons planté la 2ème saison de tomates, préparé les serres pour finir de planter poivrons (qui au passage se font déjà attaquer par des chenilles et les pucerons) et les aubergines.

Des bourdons sont arrivés dans notre premier carré de tomates pour la pollinisation et les pieds sont beaux (parce qu’on ne voit pas encore une ombre de bébé tomate). On a semé du persil, parce qu’on s’est fait avoir comme il y 2 ans. Soit quand on plante le 1er carré, il faut ressemer tout de suite. Enfin est-ce le temps, le manque de caisse ou notre côté poisson rouge, n’empêche on a zappé donc on rame…

Dans tous les cas, c’est pour mieux vous épatez après… (Enfin, on l’espère)

Bonne semaine.

La gazette du 7 au 11 mai 2012

lundi 7 mai 2012

La semaine dernière, j’annonçais une éclaircie à 15 jours. Le pronostic se maintient. Enfin, on va être raisonnable. Parce qu’il ne s’agit que des courgettes. Et on a tellement rien, que nous attaquons les carottes cette semaine. Donc elles sont belles, mais 15 jours de plus n’aurait pas été un luxe.

Donc disparition du poireau, des salades qui sont divisées par 3 ou 4 parce que si vous avez suivi, je rappelle que de charmants lapins, dévoreurs de nos légumes ont rectifié les 6000 salades qui devaient suivre. En représailles, nous avons tout couvert dehors et vous allez donc déguster les premières salades de plein champ. N’oubliez pas de faire un vœu, et je vais même vous en donner le thème : « beaucoup de légumes, beaucoup de légumes, beaucoup de légumes… »

Je dis « nos légumes » parce qu’il se trouve que nos voisins sont aussi en bio, certes il y a encore 3 ans, c’était un maraîcher dit « traditionnel », mais n’empêche, maintenant qu’on n’est plus les seuls, nous, on aimerait bien partager nos lapins. Parce que nos légumes sont fragiles, et que trop de lapins, c’est trop pour leurs petits cœurs (bon, peut-être plus pour le nôtre que celui des légumes). Et ça nous agace de constater qu’ils n’ont même pas mis un petit voile pour les salades (enfin, si, mais c’est quand il s’est remis à geler la nuit) et que nous, ils nous boulottent même les oignons !!!

Moralité, aujourd’hui, au lieu de planter la 2ème saison de tomates, ils sont 3 à faire des trous pour poser le grillage (parce que comme nous sommes en retard, autant sauver aujourd’hui avant de penser à vos paniers de demain).

Et malgré notre retard, dû uniquement à la météo et non à notre cerveau qui à force de croire qu’on est en octobre ne veut plus semer l’été, nous ne perdons pas espoir de voir arriver nos tomates avant juillet.

Et puis, si elles arrivent en juillet, eh bien, cela en fera plus pour ceux qui ne nous auront pas abandonné pour rejoindre la mer.

Bonne semaine.

La gazette du 30 avril au 4 mai 2012

lundi 30 avril 2012

Est-ce une matinée de soleil ou bien la perspective d’un jour de congé ? Je ne saurai dire. N’empêche que tout semble avoir poussé. Les tomates font des fleurs, les carottes sont grosses comparées à leur feuillage et des bébés courgettes apparaissent sur les pieds minuscules.

Moralité, l’horizon à 15 jours semble se déboucher.

Pour cette semaine, c’est un peu plus chaotique. Un collègue nous échange pommes de terre  contre céleri rave et pour le reste, on racle. Les épinards dans les serres n’en peuvent plus et ceux de dehors sont un peu jeunes. Donc une semaine de répit… Pour les poireaux, c’est la dernière et la salade a encore 15 jours de gros gabarit. Après on attaque soit celles déjà goûtées par les lapins soit celles à l’abri des lapins sous le voile en plein champ. Dans les 2 cas, elle sera 2 fois moins grosse…

Nos choux pointus grossissent. En revanche, mon innovation de chou rouge pointu ne fait que des feuilles. Ah ça ! Ils sont beaux ! De belles grosses feuilles vertes veinées de rouge, mais de cœur, que nenni… Il va falloir attendre.

Et à force d’attendre, on a planté : basilics, poivrons, encore du chou-fleur et des tomates. Sans oublier qu’il faut ressemer et on y perd un peu son latin. Parce qu’on se croit en octobre mais il faut préparer juillet/août sans oublier les semis pour septembre. On n’a pas le temps de dire « ouf ! » et il y a les betteraves à semer, le plant de choux et toutes les courges.

Il reste des courgettes, donc on va tenter le plein champ. Après tout 100% des gagnants ont tenté leur chance. Nous, je ne sais pas ce qu’on va gagner mais franchement, si cette année finit par donner du rendement alors qu’on part déjà avec un mois de légumes en moins sur le premier trimestre (et ce sont  nos clients sur les marchés qui sont tristes parce que, eux, cela fait belle lurette qu’ils n’ont pas vu un de nos légumes) et 2 à 3 semaines de retard sur la saison et sans en semer plus, bien entendu, on frise le génie « cultural ».

Sinon, tout est la faute du temps.

Bonne semaine.

La gazette du 23 au 27 avril 2012

lundi 23 avril 2012

La différence avec la semaine dernière est qu’il pleut. Et c’est bien la seule.

Et là, il faut le dire, on commence à ne pas trouver ça drôle. Parce que, certes, il faut de la pluie. Mais le froid fait que rien ne pousse. Et quand je dis : « rien », c’est rien. D’ailleurs mes concombres continuent à mourir de froid malgré les 12 °C de la serre.

Et quand on regarde le programme établi dans un monde parfait, nous avons tout de même 3 semaines de retard pour tout ce qui est d’été. Alors, j’ai comme l’impression que les tomates, cette année, ce sera pour le 14 juillet !

Donc il va me rester une semaine de poireau, de la salade, pleiiiin de pommes de terre (mais de cela, vous vous en doutiez, non ?) et rien… parce que les choux pomment par 10 au lieu de 200, les choux fleurs restent au stade de bébé. Par conséquent, et à moins d’une percée spectaculaire du soleil, il y a des chances que je fasse appel à des collègues pour voir s’ils ne leur restent pas un peu d’hiver dans leurs frigos parce que les premières courgettes pour dans 15 jours, ce n’est pas vraiment ça…

Bon cessons de geindre, le bon côté est que… comme nous n’avons pas encore osé planter nos cadavres de concombres, j’ai du temps pour préparer la porte ouverte, qui, je le rappelle, sera le dimanche 3 juin de 10h à 18h avec visite, pique-nique, goûter, jeu de piste et même une animation autour du poney (j’ai bien écrit « autour » et non « sur »).

Et on a aussi le temps de découper les voiles pour protéger ce qui ne l’était pas des lapins. Parce que là, ils ont même attaqué les épinards dehors et ils arrivent à sauter par-dessus le grillage pour finir les 6000 salades qu’ils ont attaqué il y a 1 mois…

Et, on est au taquet pour planter. Nos serres n’ont jamais été aussi bien.

Et aussi, on a tout de même planté du fenouil. Un peu de patience parce qu’à ce rythme, il viendra pour vos vacances alors que nous, on le visualisait bien pour début juin. Vous savez au moment où il n’y a pas encore beaucoup de choix. Ce petit moment où l’on attend les tomates et qu’il n’y a que… que… vous voyez.

Et le pompon, c’est qu’aujourd’hui, ils sont avec leurs petites fourches à arracher du poireau avec l’eau qui les rafraichit alors que vous, vous vous demandez comment finir le kilo de la semaine dernière et aussi celui de la semaine d’avant. Sans compter, les pommes de terre que vous pensez peut-être replanter parce qu’elles germent. Et ces épinards dont vous ne savez plus comment les agrémenter pour les faire avaler au petit dernier ou au conjoint.

Bref que du bonheur… et sachez-le, nous compatissons.

Bonne semaine.

La gazette du 16 au 20 avril 2012

mardi 17 avril 2012

Du froid. Encore du froid et « re » du froid. Avec de la sécheresse.

Au moins, l’année dernière, il faisait chaud. Donc quand on arrosait cela poussait.

Or cette année, quand on arrose, il gèle. Donc ce n’est pas bon. Vraiment pas bon. D’abord parce que la moitié de mon plan de concombre a décidé de se suicider. Que les quelques misérables fleurs de fraisiers qui éclosent sous un rayon de soleil meurent à chaque gelée. Que toutes les bestioles que je qualifierai de nuisibles crèvent de faim (et certainement de froid) et lorgnent sur nos légumes qui résistent.

Sans compter que l’on doit tout camoufler la nuit et parfois découvrir et aérer le jour.

Sans compter qu’on commence à se dire qu’à ce rythme les premières tomates vont être pour août.

Sans compter qu’il est temps de semer les courgettes pour planter dehors et que je me demande s’il est bien raisonnable de le faire parce qu’il fait un froid de chien et que la Lune Rousse n’est même pas encore commencée !

Et que dire des premiers haricots de semer ?! Parce qu’ils n’aiment pas le froid nos haricots…

Le seul avantage est que je peux aller cueillir mes tulipes à n’importe quel moment de la journée et seulement 2 fois la semaine, pas une n’est trop ouverte.    Et pour une fois, je suis prête à entendre le coucou parce qu’un billet de 10 euros traîne dans mes poches et comme chacun le sait, si nous avons de l’argent sur soi au premier chant du coucou de l’année, la richesse sera au rendez-vous. Et cette année, le coucou n’y met pas du sien.

Donc, je vais peut-être enlever le billet et me contenter de demander de l’eau et du soleil au coucou… parce que cette semaine, on commence même à avoir froid dans les serres.

Bonne semaine.

La gazette du 9 au 13 avril 2012

lundi 9 avril 2012

La pluie sera-t-elle au rendez-vous ? Le seul avantage à ce temps est que je n’ai pas besoin de me lever à l’aube tous les jours pour cueillir mes tulipes de peur qu’elle ne s’ouvre sous le soleil.

L’inconvénient est que franchement, on se les caille !!! Et nos légumes aussi. En plus d’avoir soif.

La bonne nouvelle est que choux fleurs, navets primeurs et choux pointus commencent à ressembler à des légumes en pleine maturité… donc ne vont pas tarder à sauter dans vos paniers (entre 7 et 15 jours, précisément)

Vous remarquerez que je sacrifie mon lundi de pâques (j’attends de petites larmes de compassion parce que j’envisageais de prendre une journée de congé la semaine prochaine et non de récupérer un jour férié) mais il se trouve qu’entre les tulipes, les céleris raves et les tomates à repiquer, les journées sont drôlement courtes.

Donc vous le comprendrez, nous sommes débordés.

Déjà parce que c’est la période.

Ensuite parce qu’il fait froid la nuit et parfois très chaud dans la journée. Par conséquent on couvre et découvre nos tomates qui sont plantées en serre non chauffée. Parce que si elles gèlent, on ne va pas aimer. Mais si elles prennent un coup de chaud sous le voile, on n’aimera pas non plus. Et des « draps » de 250m2 ce n’est pas ce qu’il y a de plus facile à manipuler, surtout qu’il ne faut pas scalper nos tomates.

Et enfin parce que des nuisibles (entendez : lapins, lièvres, pigeons et faisans…) nous boulotent tout. Donc on couvre, on couvre, on couvre. Et quand on soulève, il y a de l’herbe (autre nuisible).

Bref comme dirait Maëlle, 10 ans : «  ça craint ! »

Alors on fait du mieux que nous pouvons. Les garçons ont de jolis bras à force de placer et déplacer les voiles. Et les filles vont avoir « des cuisses jusqu’aux fesses » (expression portugaise dont nous n’avons pas encore compris toute la subtilité) à force de désherber.

Bonne semaine.

La gazette du 2 au 6 avril 2012

lundi 2 avril 2012

Toujours du beau temps. Et du beau temps qui dure, ce n’est pas un bon temps. Vous me direz, c’est pareil pour la pluie. Oui, c’est identique.

Mais nous, ce qui nous importait hier, c’était le sens du vent à 12h.

Ceux qui nous suivent depuis plusieurs années savent que le dimanche des Rameaux, nous, pauvres paysans, avons les yeux rivés sur la girouette entre 12h et 14h (parce qu’à l’époque du dicton c’était l’heure solaire, donc on s’y perd un peu…). Tout cela pour connaître la tendance de l’année. Eh oui, en mode, ce sont les bureaux de style, en agriculture, c’est la girouette du dimanche des Rameaux.

Donc rappel, vent d’Est : sécheresse, vent du Nord : froid, vent d’Ouest : pluie et vent du Sud : chaleur.

Cette année, le tirage au sort a désigné : Est, voir Sud-Est.

Par conséquent, tendance sec. Avec peut-être de la chaleur.

Pas de quoi nous réjouir.

Moralité, on sort les enrouleurs pour arroser nos oignons, nos salades, nos carottes et nos épinards.

Et comme en plus, il est annoncé des gelées, on sort aussi la petite laine pour nos premières tomates plantées.

J’en profite pour vous donner des nouvelles des petits pois qui sont bien sortis et déjà surveillés par les pigeons. Vitor et Carlos se frottent les mains parce qu’ils sont très doués pour tordre le cou de ses petites bêtes…

Ensuite, les choux fleurs et les brocolis ne sont pas loin d’être en terre. Les courgettes aussi. Sans oublier les concombres. Tout cela promet un très beau mois de juin. Le problème est qu’entre maintenant et Juin, il y aura des airs de régime. Enfin peut-être pas, la salade commence à être belle, le persil aussi et il y a des épinards, bientôt des choux pointus et des radis.

Et avec beaucoup de chance, la chaleur fera que les courgettes et les concombres donnent très vite !

Bonne semaine.

La gazette du 26 au 30 mars 2012

lundi 26 mars 2012

Encore une semaine de beau temps. Et je l’espère des légumes qui auront doublé de volume sous les rayons de notre soleil bien aimé…

Mais j’ai comme l’impression qu’il ne faut pas trop rêvé. Il vous faudra donc vous contenter de poireaux et de carottes. Allez, courage, vous ne verrez plus une carotte de l’été… Et plus qu’un mois et demi pour les premières courgettes…

Au passage, il semblerait qu’il y ait des surprises (pas très bonnes d’après mon grand-père) sur les endives. Par conséquent, j’en mets 1/3 de plus pour le même prix, histoire de compenser puisque c’est la proportion de perte que nous avons.

 

Et à part nous casser les pieds avec nos endives, nos générations du dessus viennent nous aider avec des critiques constructives pour nous faire progresser :    « moi, je serai toi, je mettrais un grillage au bout des serres parce que j’ai comme l’impression que… » Oui, on sait, le grillage y était mais les lapins l’ont aplati pour mieux bouloter nos 6000 salades. Merci.

« moi, je serai toi, j’irais désherber parce que là… » Oui, on a vu que l’herbe va plus vite que les carottes. Merci.

« et tu ne crois pas qu’il est un peu tard pour les fraisiers… » Oui, on sait… Mais au cas où tu n’aurais pas remarqué on ne passe pas notre journée à buller dans un coin… Merci.

« et les serres, quand est-ce que vous les arrosez ? Parce que là… » Aaaah !!! Oui ! on sait ! mais on voulait voir la résistance des plantes à la sécheresse, ça te va comme réponse ?! Merci, encore !

Grrrr !!!! Mais pourquoi ils ne peuvent pas faire comme tous les autres grands-parents et faire le tour du monde et nous laisser regarder l’herbe pousser tout en faisant des économies d’eau pour nos légumes, hein, franchement ?!

Mais bon, il faut avouer, Péper, si tu pouvais cette année encore aller désherber mes pivoines et puis, j’aime bien aussi quand tu racontes la fois où vous aviez décidé de laver vos poireaux à l’eau chaude pour les dégeler et que cela les a cuits. Parce qu’à ce moment précis, on se doute que vous aussi vous aviez une génération du dessus qui vous lançait : « moi, à ta place… »

Bonne semaine.