Archives pour la catégorie ‘Dans les champs – la gazette de Céline’

La gazette du 15 au 19 octobre 2012

lundi 15 octobre 2012

La météo annonce la pluie, et le soleil pointe. Alors mon père sort l’artillerie lourde. Aujourd’hui, on arrache les betteraves. Parce qu’elles sont en bas (et forcément, avec 100mm d’eau et une machine qui avoisine les 2 ou 3t, cela risque d’être artistique). Et parce qu’il y a encore tous les petits copains qui attendent derrière (encore que cette année, c’est Carlos qui a tranché, l’arrachage se fera à la main, histoire d’éviter le pourrissement prématuré de nos légumes).

Il y a aussi les paniers à préparer. Et pour le moment, il y a beaucoup de « ou » entre les légumes. Pas parce que cela m’amuse de les faire tourner en bourrique, mais parce qu’il y a plein de fins : la tétragone, les tomates, le carré d’épinards (parce que lui, il repoussera, mais après) et il y a pleins de débuts : les fenouils, la mâche (encore que pour le coup, on a l’impression d’en avoir partout)…

Et comme ils ont bien cherché les potimarrons, on vous les montre. Mais regardez-les bien avant de les déguster parce qu’ils ne reviendront pas souvent (ni leurs cousins, qui, eux, sont inexistants).

Et je me rends compte qu’il ne me reste plus que 9 semaines avant mes vacances. Peut-être moins si je me débrouille bien. Bon, entre temps, il faudra semer des épinards, des radis et planter les choux. Et vider le champ, et mettre les endives en silo (encore que le mode de forçage n’est pas encore défini, tout ce que l’on sait, c’est qu’il y a pleins de racines, donc plein d’heures à 4 pattes à les couper, brrr !!!) et faire de la place. Ben oui, on s’est dit, il n’y a pas grand-chose comme légumes, alors on s’est étalé. Maintenant, il faut ranger, et pour le coup, j’ai la sensation que certains préfèrent encore s’enterrer jusqu’au coude dans les carottes plutôt que de toucher un balai !

Bonne semaine

La gazette du 8 au 12 octobre 2012

lundi 8 octobre 2012

Une semaine qui commence sous la pluie et nous qui avons nos trois pommes à cueillir. L’avantage est que nous ne prendrons pas trop l’eau. L’inconvénient est que pour trois pommes, il est dommage de se faire mouiller.

En même temps, que ce soit pour les pommes ou pour les poireaux ou pour les épinards ou pour les céleris raves, on sera tout de même mouillé.

Encore que moi, je vais peut-être attaquer mes tableaux récapitulatifs… ce n’est pas qu’il n’y ait rien à faire, mais, comment dire… l’eau, ça mouille.

Cette semaine, il y a aussi la mâche à finir de planter. En fait cette année, on a doublé le nombre de mâches, donc, je ne sais pas si elle fera du mauvais esprit comme nombre de nos cultures (sans dénoncer, il me vient : concombre, melon, potiron & co, tomate…) mais on a l’impression d’en voir partout. Donc on débarrasse une serre, on plante de la mâche.

Et dire qu’il y a encore un arrivage la semaine prochaine…

En même temps, comme on ne croule pas sous la quantité, il faut bien occuper tous ses hommes. Donc aujourd’hui, ils étaient mignons tout plein perchés sur leurs échelles. Il faut les voir aussi se battre avec les poireaux… parce que, forcément, la terre (enfin la boue) fait ventouse et que leurs 80kg (à part Carlos et son père, le poids est identique chez tous) ne les aident pas à glisser, mais à s’enfoncer au fur et à mesure qu’ils tirent sur le poireau. C’est une activité assez amusante quand on a un tracteur avec cabine et chauffage en état de marche. C’est nettement moins amusant quand on y participe…

Et demain, céleri rave. Encore que ce sera nettement moins amusant que les poireaux. Le terrain permet moins de folles parties de rigolade. Ils iront vite et seront efficaces.

En fait pour m’amuser, je vais peut-être finir par vraiment vous mettre des potimarrons pour faire une partie géante de cache-cache. Cinq chercheurs (nos p’tits gars) et 350 participants (nos potimarrons…) et moi qui compte les points… sachant que nos courges font dans l’illusionnisme cette année !

Bonne semaine

La gazette du 1er au 5 octobre 2012

lundi 1 octobre 2012

Ma mère aurait eu 54 ans aujourd’hui. On aurait semé les godétias, les coquelourdes, les bleuets et les pieds d’alouette. On aurait repiqué les choux pointus pour le printemps. Certainement qu’elle nous aurait trouvé un bout de champ à biner, parce qu’il fait beau, parce que les chiens ne font pas des chats (forcément, c’était bien la fille de mes grands-parents, prêts à tout pour sentir le manche de la binette contre leurs paumes… comme quoi, certains gènes ne se transmettent pas !), parce que malgré tout l’herbe pousse encore et que si on veut de beaux légumes, ce ne serait pas le moment de prendre la tangente. Peut-être aurions-nous réussi, mon frère et moi, à la divertir de la binette pour aller aux châtaignes… Peut-être…

Et au crépuscule, elle aurait rejoint sa pièce à fleurs sèches. C’est une pièce toute noire avec des fils à linge où l’on y trouve des fleurs, les posters de notre enfance, des dessins et des graines oubliées depuis sa mort. L’odeur y est particulière. Il y a de la poussière, le bruissement des tiges sèches et un reste de musique.

Mais aujourd’hui, les fleurs ne sont pas encore semées, les choux attendent dans leur barquette pour être repiqués et on tire la langue à la binette (et les grands-parents sont trop vieux pour nous faire peur, parce que même pas mal, d’abord !)

Aujourd’hui, on a défait les piles des marchés, on a regardé ce qu’il nous manquait. On a regardé ce que l’on avait dans les champs pour les AMAP. On a compté les choux fleurs, on a compté les brocolis, on a pesé poivrons et aubergines et on a divisé.

Ma mère aurait rempli sa page d’ AMAP. Il y en aurait eu partout. Vous n’auriez rien eu en prévisionnel, elle détestait ça. Elle aurait été plus généreuse que moi, parce que le temps ne comptait pas.

Nous, on essaie de prévoir, le temps qu’il fera (pour éviter que tout ne devienne pénible), le temps que nous mettrons à le faire (pour tout boucler avant la fin de semaine) et le temps qu’il nous restera (pour nous occuper de l’entretien).

Et on espère qu’il nous reste un petit peu d’elle. Vous certainement, puisque, sans elle, il n’y aurait pas eu d’ AMAP chez nous.    Bonne semaine

Info de dernière minute: Mercredi, cueillette… pour ceux qui veulent et surtout s’il ne gèle pas entre temps!!! Mais vaudrait mieux pas parce que les haricots sont encore dans le champ.

La gazette du 24 au 28 septembre 2012

lundi 24 septembre 2012

Ça y est, le sort des tomates est plié. Le mildiou a repris dedans la semaine dernière. Parce qu’à vouloir les réchauffer la nuit, elle manque d’aération. Et cette nuit leur sera fatale.

Pour le reste, l’automne se met en place. On espère des choux fleurs incessamment sous peu. Peut-être avec des chenilles, enfin des vers gris. Il faut bien que ces pauvres bêtes se nourrissent.

Et puis la pluie et la grisaille. Nous, cela nous fait déprimer. Parce que travailler dehors par un temps pareil, cela nous donne envie de ne mettre que des pommes de terre dans les paniers. Forcément, tout le reste est dans le champ. Sous la pluie. Même transformés en jardiniers tout verts avec nos impers, on sait que l’herbe finira par être plus haute que nos bottes, donc notre pantalon humide (voir carrément mouillé au bout d’une heure). Sans oublier les mains se transformant en glaçon après une caisse de seulement 6kg d’épinards (faites le calcul, il nous en faut 76kg rien que pour vous…)

Bref, on préfèrerait se planquer dans les serres à planter les mâches. Ce que nous ne manquerons pas de faire aujourd’hui. Parfois, on aimerait un été infini. Où le soleil chasserait rapidement l’humidité de l’herbe. Où le vent serait chaud et doux sur notre peau. Où on hésiterait entre garder le débardeur ou le faire tomber.

Mais voilà, cette année, l’été aura été un mouchoir de poche.

Seules les serres nous donneront encore l’illusion de la chaleur et peut-être qu’avec beaucoup d’imagination, on pensera ramasser des tomates en coupant des choux…

Et puis, avec un Grand Chef en vacances, nous avons une liste longue comme la route pour aller à Rome à faire. Cela devrait nous réchauffer…

Bonne semaine

La gazette du 17 au 21 septembre 2012

lundi 17 septembre 2012

Les pommes de terre sont enfin ramassées ! Après des journées angoissantes (parce qu’il ne pleuvait pas et moralité, la Machine Infernale n’arrivait pas à entrer correctement dans le sol et coupait 2 pommes de terre sur 5, la Vilaine !) et stressantes (parce qu’il s’est mis à pleuvoir et que le ciel restait menaçant, donc les gars menaçaient de grève parce que vous comprenez, mon père était à l’abri dans sa cabine… mais tout le monde n’avait pas cette chance !), les pommes de terre sont à l’abri dans leurs frigos.

Bon, nous sur les marchés, on râle un peu parce que, cette année, la Mona Lisa s’est déguisée en Charlotte. Et la Ditta s’est prise pour une Agria, encore que certaines Agria ressemblent à des choux tellement elles sont grosses… Bref, on en perd notre latin.

Mais maintenant qu’elles sont au chaud, on peut se concentrer sur autres choses. Le débarras des serres. D’abord la 1ère saison de tomates, pour la salade, la mâche et les épinards qui viendront entre janvier et mars. Ensuite les aubergines, le basilic, les courgettes et une partie des bettes. Et oui, l’été est fini. A la place, salade, mâche, persil et encore des bettes.

Dehors, on prépare pour semer les oignons de juin prochain (d’habitude, on s’y prend au printemps, là, on a du temps et de l’énergie à perdre… en fait, on compte sur les nuits froides pour tuer les mouches pondeuses de vers qui mangent nos oignons d’automne).

On bottèlera vos carottes avec amour. Déjà parce qu’il est amusant de les voir botteler (je plaisante), surtout parce qu’elles n’ont pas aimé le climat et sont un peu petites pour être en vrac. Donc cette semaine, savourez les carottes râpées juteuses à souhait.

On lorgne sur les betteraves que nous n’allons pas tarder à arracher pour les placer dans leur petit nid de paille.

On attaque le fenouil, pas très gros mais trop frileux pour qu’on attende. Le céleri rave aura encore ses feuilles, utilisez-les dans la soupe ou le pot-au-feu. Et pas de cueillettes pour mercredi, les haricots ayant préféré rester à l’état larvaire dans le feuillage…

Bonne semaine

La gazette du 10 au 14 septembre 2012

lundi 10 septembre 2012

J’étais médisante quant à la réalité de la récolte de pommes de terre. La panne ne s’est pas produite lundi à 9h15, mais mercredi à 9h20… Vous pouvez même demander aux cueilleurs qui sont passés à côté : une tension extrême tenaillait mon père muni de sa clé… avec Vitor en train de ramper sous le tapis pour le démonter…

Mais après quelques heures à trois, ils ont vaincu et sont tous remontés sur le destrier aux alentours de 18h…

L’avantage est qu’ayant un tiers de rendement en moins, le retard ne sera pas impossible à rattraper. L’inconvénient, avec un tiers de rendement en moins, j’espère qu’il y en aura assez pour boucler l’année… Encore, nous ne sommes pas à plaindre. Les plus malchanceux ne récoltent que des patates pourries (le mildiou a été plus méchant à certains endroits) et d’autres seulement 1/3 de d’habitude (soit encore moins que nous…)

Et tant qu’on est aux mauvaises nouvelles, ben, pour les pommes… ce n’est pas terrible. Nos 3 principales variétés (Jonagored, Pinova et Pilot) sont… par terre et pas parce qu’on a secoué les pommiers ! Entre les fleurs qui ne se sont pas fécondées, le soleil d’Août qui les a précuites et la sécheresse qui « retire » la sève des arbres, elles ont beaucoup de mal.

Mais les choux sont toujours beaux et les poireaux grossissent. Les 3 petits degrés de vendredi matin n’encouragent pas nos légumes d’été à venir. Moralité, nous sommes à jour sur les tomates, les courgettes peinent, alors qu’elles sont encore plus de 1500 dans le champ et les potimarrons grossissent (enfin ceux qui se sont formés dernièrement…), alors on espère encore un petit mois sans gelée. Rien qu’un petit.

L’herbe disparait peu à peu (avantage de la sécheresse, l’inconvénient est qu’elle nous fait des légumes plus durs si on décide de dormir au lieu d’arroser…), mais avec les graines de celle qui reste, il y aura de quoi nous occuper l’année prochaine.

Mais tout ceci est secondaire, parce que cette semaine (et mon père espère pour la dernière cette année), notre petit cœur ne battra que pour les pommes de terre, parce qu’il en reste quand même un peu

Bonne semaine

La gazette du 3 au 7 septembre 2012

dimanche 2 septembre 2012

L’expression tabou a été lâchée : « ramassage de pommes de terre ».

Donc lundi 8h tapante, une armée (somme toute, assez raisonnable puisque composée de 6 hommes) se tiendra devant la machine bichonnée par mon père tout le week-end.

J’exagère, parce qu’il aurait plus tendance à dormir à côté de ses pommes de terre quand elles menacent d’attraper le mildiou que de nettoyer sa machine.

Et 9h15, première panne. Premiers coups de pied, aussi. 9h30, premiers noms d’oiseaux. 9h45, un sherpa sous la machine avec une clé et le visage noir de graisse avec un Grand Chef hurlant à côté, pendant que notre armée de 5 hommes filent aux haricots (ou ailleurs…). 12h, appel au mécano. 12h30, désespoir dans les yeux de mon père. 15h20, arrivée du mécano (forcément, tout le monde ose tomber en panne en même temps que notre machine infernale). 17h, retour de nos hommes sur la machine.

Bref, 15 jours de tension intense, où notre grand guerrier sera sur le chemin de la guerre. Et comme il vaincra (quitte à les arracher lui-même avec ses dents…), il s’octroie 10 jours de vacances à partir du 22 septembre.

Moralité, après avoir hurlé, accéléré, patiné, terrorisé, ce sont toujours les mêmes qui resteront… après avoir fait un stage gratuit dans les commandos (parce que s’il ne pleut pas, il y aura de la motte, donc il faudra arroser, donc ils ramperont dans la boue parce qu’autrement, cela gâcherait le plaisir de mon père… forcément !)

Et moi, je suis bien contente de ne pas m’approcher de cette machine. Moi, je serais tranquillement à couper vos choux, à faire vos bottes de navets. Bref à vous martyriser à distance.

Comme quoi, le gène du sadisme doit être dans la famille… Et n’oubliez pas, cueillette mercredi à 9h30 ou alors samedi à 15h, histoire de prolonger le plaisir.

Bonne semaine

La gazette du 27 au 31 août 2012

lundi 27 août 2012

Alors cette semaine va être chaude. En fait cela va être notre purgatoire, l’antichambre de notre période la plus chaude de l’année. A partir d’aujourd’hui, pas la peine de nous dire que nous avons une mine éclatante, nous ne sommes plus que fatigue.

Devant nous, s’ouvrent deux mois de travail intense. Mon père n’a pas encore prononcé les mots « pommes de terre » et « arracher » ensemble, mais ce n’est qu’une question de jours. Et à partir de ce moment, sachez le chers AMAPiens, vous ne verrez plus que son ombre tellement il ira vite à vous livrer. Préparez-vous à réceptionner les caisses en plein vol, parce qu’il n’y a qu’une seule pensée qui nous habite : « Pas l’temps, pas l’temps, pas l’temps !!!! »

Parce que si vous n’êtes pas tous tout à fait rentrés, nos clients des marchés, eux, le seront. Donc nos camions touchent terre tellement ils n’en peuvent plus, nos lèvres se crispent à force de sourire et nous nous reculons d’un pas quand ils en viennent aux mains si par mégarde une petite vieille a essayé de les griller.

Septembre sonne et nous serons prêts.

Autrement, il y a tout le reste. Donc soyez aussi nombreux que la semaine dernière à la cueillette parce que c’est haricots à écosser et haricots verts. Donc 2 équipes par AMAP ou deux fois plus de temps à la cueillette ou 2 fois plus de motivations (sous-entendus plus de monde)…

 

Et vous savez quoi, la 3ème saison de tomates rougit et pas une de malade ! Il y a donc des chances que nos 3500 pieds finissent dans vos assiettes. Pour les choux, c’est une certitude, parce que maintenant qu’ils sont propres, on passe dedans pour le plaisir parce qu’ils sont beaux (mais pas encore bon à couper, sauf une variété qui s’appelle : SIR), et nos p’tits gars, là, ils sont en train de parfaire leur bronzage en arrachant les herbes aux poireaux et ensuite, il y aura aussi les céleris raves à bichonner parce qu’ils ne sont pas gros (encore qu’on dit qu’ils ne grossissent que les mois en « R »…)et on arrose les potirons, des fois qu’ils veuillent faire d’autres petits parce que c’est un peu maigre pour le moment…

Bonne semaine.

Cette semaine, je fais ma feignasse et je fais le même panier que la semaine dernière, à peu de chose près et peut-être une variante sur les courgettes aubergines selon le nombre d’aubergines dans le carré…

Vous en avez peut-être marre des tomates, mais comme la semaine prochaine, tous les lâcheurs du mois d’Août reviennent, il y en aura moins. Et à nouveau de la patate…

La gazette du 20 au 24 août 2012

lundi 20 août 2012

Des airs de canicule à nous faire griller nos hommes du Sud sur place avec à bout de bras une binette pour enlever les herbes de nos légumes d’hiver…

On avait 10°C le mois dernier pour tailler nos tomates et là, on a un petit 35°C pour désherber nos poireaux. Comme si on avait la tête à bichonner nos poireaux ! Nous, ce que l’on veut, c’est caresser nos tomates, admirer nos haricots (oui, parce que les cueillir, cela fait transpirer), écouter nos courgettes grandir (ou profiter de leurs fleurs épanouies) et humer nos melons survivants (ça, c’est pour vous torturer, parce que pour les 3 malheureux pieds qui ont survécu, les fruits finiront dans nos estomacs, ha ! ha !)…

Bref, on veut se repaitre de cet été tardif en rêvant à cette bouteille d’eau que l’on a, bien sûr, oublié au frais…

Mais comme il faut bosser et préparer l’hiver, on y va. On butte les choux fleurs, on bine les poireaux (et bizarre comme l’herbe s’en tire mieux que nos poireaux sans eau…), on passe la poussette dans la salade (vous avez vu comment on vous la bichonne), et dans la pain de sucre aussi, on sucre les carottes, on admire pissenlit et endives (parce que pour le coup, il n’y a pas beaucoup d’herbe), on compte les potirons et compagnie (pas difficile, il n’y en a qu’un par pied… ils n’ont pas aimé le froid, donc pas de fécondation, donc pas de rendement), on arrose les choux verts (ah ! magnifiques les choux verts, pas aussi gros que l’année dernière, mais magnifiques !), on sème mâche, épinards, navets, radis noirs, on plante concombre (et oui, après le puceron et le froid, on retente), le persil, les bettes. On re-complète parce que les levées ne sont pas terribles pour certains.

Et on espère n’avoir rien oublié en cours de route…

Bonne semaine.

PS : cueillette mercredi à 9h20 précise parce que j’ai un RDV vers 9h30 avec le GAB et la Maison de l’élevage…

La gazette du 13 au 17 août 2012

mardi 14 août 2012

Je ne sais pas si cela vous enchantera, mais le panier de la semaine est copieux… pas en variété mais en quantité…

Forcément, quelques légumes de saison donne et il ne reste que quelques Amapiens et quelques clients pour en profiter !

Pour nos petits champs, on arrose. Pas autant qu’on voudrait. Parce que pas assez de rampes d’arrosage, pas assez de pression, pas assez de temps, pas assez de bras… donc comme Albert aime les dalhias et qu’il veut son petit bouquet chaque samedi, il commence par eux. Donc, si certains haricots ont des fils vous serez que c’est à cause de la part de poésie habitant chez Albert.

Nos tomates donnent. En même temps, j’en avais planté 800 de plus que l’année dernière pour ne pas avoir de trou… ce qui est loupé. Il y a juste qu’à chaque cueille, une cinquantaine de kilos sont bennés à cause du mildiou. Enfin faudrait pas non plus être plus nombreux !

Du coup, on leur fait des câlins ce matin (comprenez : nous les taillons…)

Les choux sont propres. Le reste recommence à avoir de l’herbe. Si quelqu’un a une idée pour la cuisiner, je veux bien en mettre dans les paniers…

Les courgettes sont assez généreuses de leur personne. Moralité, on a mis le premier carré à la retraite. Et on en a replanté 750… ben oui, pour qu’elles soient toute pimpantes en septembre… ou Octobre (s’il ne fait pas froid).

Et quand tout ça est fini : il est 18h, le bruit des jets d’eau se mélange au concert des sauterelles, la chaleur vous enveloppe encore, la luminosité décline imperceptiblement et vous vous dites que le bonheur n’est pas loin (enfin, si les légumes veulent bien ressembler à des légumes…)

Bonne semaine.