Nous glissons doucement vers l’hiver, et les paniers en prennent la couleur… cette semaine, nous liquidons les poivrons avant que les premières gelées ne les emportent!
Allez, cette semaine, suivez le lien… peut-être que vous nous suivez déjà, peut-être que vous commencerez à nous suivre, mais nous allons commencer à nous présenter (et bien sûr, je commence par moi;))
Clap de fin pour les tomates dans les paniers… et il était temps, elles ne tenaient plus vraiment. L’air du céleri se rapproche et en attendant, un peu de choux de Bruxelles (non épluchés) pour les grands paniers!
Vous êtes contents, alors nous aussi. Et c’est avec le sourire et une motivation au zénith que nous retournons dans notre mer de légumes. L’herbe est toujours aussi envahissante, jusqu’à noyer de ses petites fleurs blanches les plumes de nos choux. Nos carottes sont à peine rentrées que nous préparons pour semer celles de Mai. La vidange des enrouleurs est programmée. La révision du matériel également. Nous perdons la verticalité de nos cultures estivales pour être aux pieds de l’hiver. les semaines passent, douces et sans le rouge-gorge qui tente par tous les moyens de trouver un chaleureux réconfort en attendant, tout contre nous, l’éveil du Printemps…
Nous regardions de loin leurs feuilles fânées: de belles boules orangées pointaient depuis un moment. Mais l’exploration de leurs fruits est toujours une surprise: beaucoup, peu, de gros calibres, ou au contraire, plein de petits…? Une aventure en soi. Cette année, nous récoltons des gourdins en guise de courge. Donc les tous petits calibres sont beaux. Et les plus gros sont monstrueux.
Mais ce que nous surveillons avec une angoisse effrayante, ce sont nos carottes. Nous entendons certaines réflexions qui les qualifient d’énorme… je me sens obligée de reprendre car pour le moment, elles ne sont que grosses, et qu’il leur reste 2 mois de cultures avant d’être récoltées. Celles qui touchent déjà leurs voisines ne risquent plus de s’épanouir, mais les autres… La faute aux orages de Juin qui ont emporté les graines et laissé la place aux tenaces!
Et pour nos autres bébés, nous constatons des haricots submergés par l’herbe et sur la fin, les poivrons se colorent après avoir longuement hésité, et sans en avoir l’odeur ïodée, les poireaux oscillent en vagues bleues emmenant notre esprit vers une côte sauvage où les embruns sont coutumes…