Archives pour la catégorie ‘Dans les champs – la gazette de Céline’

La gazette du 2 au 5 novembre 2010

mardi 2 novembre 2010

Il faut le dire, les jours fériées qui tombent un lundi, ce n’est pas pratique pour moi. Soit je travaille, histoire de ne pas être en retard, soit je fais la larve et je suis en retard (comme cette semaine).

Mais ce n’est pas grave, on fera ce que nous pourrons et entre le changement d’heures et la grisaille, on soupire plus après un bon feu de cheminée qu’après une journée dehors.

Au programme, préparation d’AMAP en 4ème vitesse pour pouvoir attaquer (enfin) l’arrachage de carottes (sous condition de l’arrivage des pièces qui sont attendues depuis vendredi). Mon père est sur le pied de guerre, parce qu’après les carottes, on a des serres à aller démonter et remonter dans nos champs pour vos futures petites tomates… (Et peut être d’autres choses aussi) et après il va falloir la remplir cette petite serre. Mais ça, c’est une autre histoire. Et j’ai déjà une petite idée sur la question.

Allez, je fais très court parce qu’il faut vraiment que je m’y mette.

Bonne semaine.

La gazette du 25 au 29 octobre 2010

lundi 25 octobre 2010

Un petit –4°C lundi dernier, un petit –5°C jeudi dernier et nos légumes d’été ont trépassé, ainsi que les fleurs.

Le fond de l’air devient un peu plus que frais et nous allons être un peu pressés de finir les gros travaux extérieurs.

Encore quinze jours et même s’il ne fait pas chaud dans les hangars, il y fera toujours plus chaud que dehors.

Normalement, aujourd’hui, il y a arrachage de carottes au programme. D’ailleurs, cette semaine, certains auront des carottes blanches ou jaunes, histoire de changer. J’espère qu’elles seront aussi bonnes que les autres… affaire à suivre.

Par contre, les carottes de cet hiver (donc celles à partir de maintenant puisque le carré d’été vient d’être terminé) seront moins bonnes et moins belles. Pourquoi ? Aucune idée, puisque c’est la même variété que d’habitude. Certainement qu’avec la sécheresse et nos problèmes de pompes, elles n’ont pas eu assez d’eau au bon moment, ce qui fait qu’elles n’ont pas dû monter en sucre… Mais ceci est une théorie personnelle. D’habitude, ce sont les carottes d’été qui sont affreuses et pas bonnes, là, ce sera celles d’hiver. Elles ne donneront pas envie de faire des carottes râpées.

Ensuite, moi, il faut que je plante mes tulipes et mes jacinthes. Sans parler des fleurs pour le printemps que je n’ai toujours pas semées.

Et ma foi, le reste peut attendre encore un peu puisque, pour ne pas se faire appeler Arthur par mon père, nous avons couvert (enfin, ils ont) radis noirs, navets, céleris raves et fenouils.

Mais peut être qu’on ne se serait même pas fait appelé Arthur parce que mon père nous a déjà prévenus qu’il posait ses prochaines vacances… Cela commence à ressembler à un emploi fictif, non ?!

Bonne semaine.



La gazette du 18 au 22 octobre 2010

mardi 19 octobre 2010

Nos p’tits gars commencent à trouver qu’il fait froid dans les champs. Heureusement, le grand chef (sous entendu mon père) a eu une idée : et si on rentrait les betteraves.

Moralité, ils se sont échinés sur la machine à pomme de terre (et oui, elle sert aussi à autre chose et je crois même que cela fonctionne pour les carottes…)

En attendant, les betteraves sont bien au chaud sous leur lit de paille. Et moi qui était à l’opposé du champ, je peux vous dire qu’il était assez impressionnant (oui, oui, vous avez bien compris où je voulais en venir : en plus du chou, il y aura de la betterave…)

Et cette semaine, mon père est enfin en vacances (à force de repousser, on n’y croyait plus, encore qu’avec le stress du manque d’essence, ce n’est pas encore sûr, mais peut être qu’avec le toit blindé de jerricanes d’essence…)

Mais ne vous inquiétez pas, il pense déjà aux carottes qu’il arrachera dès son retour et aussi à ses futures vacances du mois de mai (là, il prend de l’avance)

Quand à nous… on va crapahuter. Enfin, un peu. Allez, il n’y a que les salades à planter, les fleurs pour le printemps à semer, les tulipes à planter, la vapeur à passer pour les choux pointus du printemps, la serre à réparer toujours pour les choux du printemps, la mâche à planter, des choux pointus à ressemer, un tuyau à changer donc il faut des volontaires pour ramper dans la boue (et c’est à ce moment là que vous êtes contents d’être petit chef, sans le grand chef parce que lui n’a aucun scrupule à vous faire ramper dans la boue avec les autres) et tout le reste…

Rassurez-vous, on s’est prévu des heures creuses.

Bonne semaine.

La gazette du 11 au 15 octobre 2010

lundi 11 octobre 2010

Alors aujourd’hui, ce sera le strict minimum pour moi puisque ce sont les 3 ans de mes filles. Je serais plus occupée à les regarder souffler qu’à faire le tour du champ.

Mais ensuite, il va bien falloir y retourner. Donc, au programme : épinards, choux (quand je dis choux, je suis assez vague parce que j’ai espoir que ceux qui n’ont pas encore eu de choux fleurs en aient, mais doucement, pas trop vite parce qu’ils ne veulent pas venir tous d’un coup cette année) et poireaux, bien que les fenouils, ce n’est pas coton à couper quand le feuillage vient nous chatouiller le nez et que la terre ressemble à une patinoire avec la pluie !

Et encore après, il y a buttage de pissenlits et d’endives. Alors, pour les endives, c’est un essai. On ne sera peut être pas au point cette année parce qu’on ne l’a jamais fait. D’habitude, on fait la méthode traditionnelle. Celle où on arrache les racines (2 jours), où on coupe les racines (des heures et des heures accroupi dans un hangar à 5 ou 6°C en fin de journée d’octobre à décembre), où on les remet en terre (quelques heures à charrier 20kg de racines pour les mettre en place) et où on fait le tri entre la paille, les pourries et les belles (nos jeudis après midi d’il y a quelques années).

Là, on fait plus simple : on broie, on butte et on voit ce qui se passe. Cela peut être Byzance comme… euh… de la pourriture. De toutes les manières, on ne le saura pas avant mars ou avril. Patience.

Pour les tomates, c’est officiel, elles ont tendance à pourrir avant de mûrir. Enfin, il y en a eu 3 semaines de plus que l’année dernière. Je suis quand même assez fière de mon calcul. Reste plus qu’à faire 3 fois plus de courgettes en dernière saison pour en avoir un peu dans les paniers…

Enfin, on ne peut que s’améliorer et à force de faire des choses qui ne fonctionne pas, on va forcement trouver celles qui fonctionnent, non ?

Bonne semaine.

La gazette du 4 au 8 octobre 2010

lundi 4 octobre 2010

Je me suis couchée hier soir, il pleuvait et c’était encore le cas ce matin en me levant. D’accord, la météo a prédit une semaine pluvieuse, mais je l’avoue, je comptais beaucoup sur leur marge d’erreurs.

Non, parce que, franchement, comment je vais faire pour me planquer toute la semaine, moi!

Mine de rien, il y a encore des choses à faire dehors, et là, ça va être triste…

Comme les bonnes choses ont une fin et que la météo s’y met, je pense que c’est la dernière semaine avec tomates. Je me suis aperçue samedi que certaines ont des débuts de mildiou. Et avec ce temps, cela ne va pas traîner dans les carrés. Tout cela est bien dommage parce qu’il en reste quelques belles grosses aux pieds.

Donc, bonjour aux carottes, poireaux, choux, etc…

Pour le programme de la semaine, cela va être le strict minimum dehors (parce que franchement, on n’est pas des moules) et plein de nettoyage de serres (qu’est ce qu’elles vont être propres nos serres !) et de l’épluchage de poireaux (eh oui, pour une fois, on va se battre pour ne se faire mouiller que les pieds !)

Bref, la compta risque d’être à jour.

Et puis, mon papounet d’amour va passer sa semaine ou presque sur son gros tracteur à labourer en rêvant à ses prochaines vacances qui sont la semaine prochaine. C’est dingue ce qu’il peut en prendre. Décidément, les vieux, ce n’est plus ce que c’était ! Nous, on était habitué aux petits vieux qu’il fallait décoller à la spatule tellement ils ne voulaient pas quitter les champs, mais là, à peine revenu, qu’il prévoit de repartir…

Bonne semaine.

La gazette du 27 septembre au 1er octobre 2010

lundi 27 septembre 2010

Ceux qui verront mon père cette semaine, verront un homme heureux. Toutes ses petites pommes de terre sont rangées dans les frigos et cela le réjouit énormément de constater que ses frigos sont pleins comme des œufs… Quand à savoir où nous allons stocker le reste (carottes, céleris, choux rouges…) et bien, c’est une autre histoire.

En attendant, on débarrasse, on débarrasse et on débarrasse… un peu tout pour faire de la place à l’hiver (salade et mâche principalement)

En parlant de mâche, j’ai constaté que l’année dernière vous en aviez toutes les semaines à cette époque. Ce ne sera pas le cas cette année puisqu’elle a omis de lever. C’est bien la seule à avoir trouvé qu’il faisait trop chaud en Août.

Autrement, il pleut et il fait gris, parfois avec du vent. Un temps qui ne donne pas envie de sortir trop longtemps mais plutôt de rester au coin du feu, mais bon, il faut de l’eau (mais pourquoi il ne pleut pas que la nuit ?).

Vous remarquerez également que nous sommes la dernière semaine de septembre et que vous avez encore des tomates dans les paniers. Elles sont merveilleuses, ces petites tomates. Il en reste encore pas mal sur les pieds, donc, dans l’absolu, j’aimerais du soleil qui les fasse rougir.

Et j’oubliais, les choux fleur m’ont fait défaut la semaine dernière en étant de calibre très inférieur à ce qu’ils auraient dû être (il n’y en avait que 30 d’acceptable), donc beaucoup ont vu des changements de dernière minute. Je m’en excuse à la place des méchants choux. Mais j’ai bien peur que les choux verts soient nettement mieux réussis que leurs cousins…

Bonne semaine

La gazette du 20 au 24 septembre 2010

lundi 20 septembre 2010

Les premières gelées blanches arrivent. Il va falloir commencer à couvrir pour continuer à avoir un peu d’été dans les paniers.

En attendant, et parce que les pommes de terre ne sont pas encore finies de ramasser, la « coquine » jouent vraiment les coquines. Il ne reste qu’elle (et une autre un peu plus loin) mais cette vilaine est petite et passe à travers le tapis. Donc deux de nos hommes valeureux vont se mettre à quatre pattes pour elle.

Il y a 15 jours (soit le 1er jour de récolte), mon père avait une mine sombre en disant qu’il était tout triste parce qu’il n’y avait pas assez de pommes de terre aux pieds. La semaine dernière, nous avions un homme détendu parce que ses frigos se remplissaient à vue d’œil (et oui, nous avons une super variété type Mona qui fait 1kg par pomme de terre, ce qui sera plus facile pour les paniers, vous n’êtes pas d’accord ? vous la trouverez certainement moins bonne parce que ce ne sera pas de la Mona, mais ne vous en faîtes pas, nous avons l’habitude avec la Ditta que les gens trouvent infiniment meilleure vendue sous le nom de Charlotte, plutôt que sous son nom de baptême) et cette semaine, nous avons un homme préoccupé que par une seule chose : ses vacances (eh oui, les p’tits vieux, c’est plus c’que c’était ! je suis d’accord avec vous, celui là, je vais avoir du mal à l’exploiter jusqu’à 80 ans…)

En attendant, faut qu’on bosse. Donc on attaque le poireau pour vous. On arrache les pieds de concombres parce qu’ils ne veulent plus rien donner (en même temps, quand les feuilles sont jaunes et fanés, c’est normal). On vire les 1er carrés de tomates. On attaque les chenilles qui se régalent de vos superbes choux (vous avez remarqué la semaine dernière que je n’avais pas menti, on ne les a pas loupés cette année, hein?!). On surveille les panais et les rutabagas (qui commencent à avoir un bon calibre). On a repiqué les choux pour le printemps, tout en pensant à la serre qu’il va falloir préparer pour les planter dans 2 mois. On s’aperçoit avec stupeur qu’un seul arrosage a suffit pour que les choux donnent des fleurs (eh oui, cette semaine, ce sera à priori du chou fleur…) et parfois, on voit une fraise pointée son nez et que même si elle a une tâche, elle finit dans notre estomac parce que cela nous console de tout ce méchant travail !

Bonne semaine

La gazette du 13 au 17 septembre 2010

lundi 13 septembre 2010

Le miracle a opéré. On a fermé les serres et il y a 1 caisse de plus ! (bon, peut être un peu plus puisque vous gagnez quand même 200g dans les paniers par rapport à la semaine dernière, ce n’est pas rien…)

Enfin, vous vous doutez bien que de cela, mon père s’en fiche. Seules ses petites patates comptent.

Après quelques déboires (du liseron, un cardan qui cède sous la pression donc une matinée à réparer et de la pluie qui n’arrose pas mais mouille seulement assez pour faire bourrer la machine), la Mona Lisa est rentrée, et belle.

Encore une semaine de stress et on se débarrasse du « padre ». Il lui faudra bien des vacances pour que son cœur puisse se remettre (n’empêche, c’est dingue ce qu’il peut se carapater cette année. Décidément, les vieux, c’est plus ce que c’était !)

Et nous, on court derrière. Entre les choux à ramasser (même que notre petit sherpa a voulu faire le malin et s’est entaillé un doigt), les betteraves, les poireaux (oui, ils vont bientôt venir jusqu’à l’overdose dans vos petits paniers mais j’essaye de faire durer un peu l’été…), la plantation du persil et j’en passe, ben, on mériterait bien un peu de vacances, non ?

Vous n’êtes pas gentils !

Alors cette semaine, on brime mon père, pas d’arrachage jeudi après midi pour arriver à tout boucler.

On va repiquer les choux pointus pour le printemps et surtout, couper vos magnifiques choux verts pour les paniers (au cas où certains n’auraient pas remarqué, il y a du chou cette année et il est beau…)

Parlons un peu de soleil. Les haricots. Eh oui, il y en a encore un peu à cueillir. Beaucoup moins, mais un peu quand même. Les écossés devraient même recommencer dès samedi prochain. Mais il y a encore le dernier carré de haricots verts et des noirs qui traînent. Avis aux amateurs. Et oui, je sais, la terre est basse mais pensez au club de gym que vous allez économiser… Non ? ça ne marche pas comme motivation ?

Allez, au moins, j’aurais essayé.

Bonne semaine.

La gazette du 6 au 10 septembre 2010

lundi 6 septembre 2010

Les nuits sont froides et ça, c’est triste. Surtout pour vous parce que cela sonne le glas des tomates, des courgettes, des poivrons et des aubergines… Pour les haricots, vu le nombre de rangs semés, il y a de la marge. Mais pour le reste, cela se réduit comme une peau de chagrin.

On a beau fermer les serres pour les tomates, c’est un peu frisquet pour elles, donc il y en aura moins dans les paniers.

En attendant, les choses sérieuses commencent aujourd’hui.

Les pommes de terre.

Donc tant que le dernier rang de  pommes de terre ne sera pas soulevé, mon père ne dormira plus tranquillement. Nous entrons dans 3 semaines de folie (un peu plus longtemps si la météo fait des siennes). Ne vous attendez pas à voir mon papounet calme. Je pense plutôt qu’il va balancer les caisses des amaps sans s’arrêter avant de retourner à son tracteur bien aimé.

Et comme il monopolise tout le monde, devinez qui va devoir travailler dans la terre au lieu d’être planqué à son bureau ?

Eh oui, c’est moi (plus mon frère, plus Laure) Et là, ça va être triste.

Le bon côté des choses, c’est que nous sommes à peu près à jour sur le désherbage.

Comme dirait Louise : « C’est dur, maman ! »

Bonne semaine.

La gazette du 30 août au 3 septembre 2010

dimanche 29 août 2010


Ça y est : la rentrée est là. Je prépare psychologiquement mes filles à avoir une nouvelle vie de grandes filles qui vont à l’école et entre deux, on admire choux et céleris raves (pour la pain de sucre, c’est Albert qui la bichonne le samedi).

Encore une semaine et on attaque les pommes de terre (la machine n’est pas encore tout à fait prête).

Carlos reprend cette semaine. On va enfin être au complet (enfin presque parce qu’à force que tout le monde me dise que je ne suis pas partie, on a décidé de s’offrir deux jours en bord de mer avec les filles). Ainsi, on va pouvoir récolter les choux blancs et rouges qui menacent d’éclater et commencer le désherbage de la 2ème saison de poireaux qui commencent seulement à prendre du poil de la bête.

Albert et Abdel ont désherbé comme deux grands les fenouils pendant que Vittor semait les radis.

Entre deux, on va commencer à fermer progressivement les serres pour que tous les petits légumes estivaux continuent de pousser (tomates, poivrons, aubergines) et on va commencer les plantations de salades en serre. Il faut juste nettoyer certains carrés de libre. Et surtout penser (enfin, on y pense toujours mais si on peut esquiver…) à bêcher les bordures pour éliminer une partie du liseron et des racines d’orties.

Ne pas tarder aussi à enlever le premier carré de tomates.

Tout ça sent l’automne… l’hiver n’est pas loin, comme dirait ma tante.

Bonne semaine.