Archives pour la catégorie ‘Dans les champs – la gazette de Céline’

La gazette du 19 au 23 septembre 2011

lundi 19 septembre 2011

Les pommes de terre sont enfin finies ! Maintenant, mon père se concentre sur la manière d’en rentrer le plus possible dans le moins de place possible (et aussi sur ses prochaines vacances qui commencent jeudi à 2h du mat’ direction l’Autriche).

Et nous, on espère ne rien oublier. Parce qu’il faut penser : à ramasser les potirons (et cette année, il y en a), à finaliser notre prochaine « porte ouverte », à éteindre l’arrosage dans les serres, à déclarer notre prochain sherpa (et oui, il se trouve qu’avec ma tante à la semi-retraite et des paniers en plus, un Portugais plus ou moins maçon veut s’essayer au maraîchage, mais avant de le faire ramper dans la boue tout l’hiver, on veut qu’il ait un aperçu de ce qui l’attend), à trouver du temps pour enlever l’herbe des poireaux (bien que ces dernières semaines, il n’y a pas que les poireaux qui en ait), à planter la mâche (et à priori, cette année, Benoît Vauxion, notre fournisseur de plants de salades, ne nous a pas oublié) et à respirer un peu.

A ce moment-là de la semaine, nous serons mercredi et on commencera à rayer avec bonheur ce qui sera déjà fait sur le planning.

Et on recommencera, à penser : à ne pas oublier les paniers de 20 euros des AMAP(il faut l’avouer, on a tendance à oublier, voire on le prépare et on le laisse à côté de la pile), à cueillir la fin de nos pommes, à préparer les lampions pour la porte ouverte (en fait, ça c’est le petit atelier ludique avant de s’amuser, mais c’est pour que vous enregistriez bien qu’il y a une porte ouverte le samedi 1er octobre), à cueillir les tomates en surveillant l’absence de maladie…

Bref, un superbe planning. Mais on le sait, tous les ans, c’est la même chose à cette époque. Donc, vivement Noël…

Bonne semaine.

La gazette du 12 au 16 septembre 2011

lundi 12 septembre 2011

Le temps et la place nous manquent. On court dans un sens. Dans l’autre. On prie pour qu’il ne pleuve pas (enfin, surtout mon père, pomme de terre oblige). On arrache une herbe qui pousse au milieu. Ce qui nous donne juste le temps de relever la tête sur le champ pour voir toutes leurs congénères en pleine forme au milieu de nos légumes (et ça va être la misère quand il va falloir s’y jeter).

Mais entre deux, on arrive à faire des choses. Râler, bien sûr. Après tout, n’est pas paysan qui veut. Donc il faut bien entretenir le mythe.

Mais surtout faire des bottes de radis pour les hommes. Cela fait d’ailleurs 15 jours qu’ils me cassent les pieds pour vous en mettre (mon père est aussi un fou du « semage » de radis, il a toujours peur d’en manquer). Le problème est qu’ils mettent une heure à faire 24 bottes et que cela réduit grandement le temps pour faire autre chose (cueillir les épinards, par exemple).

Les tomates ont du mal, malgré le regain de ces 15 derniers jours. J’ai la sensation qu’il y en aura beaucoup moins dans les paniers.

Les derniers haricots ne sont pas très hauts, donc j’ai bien peur qu’on n’en voit pas la couleur. Pour les cueillettes, il reste cette semaine et après ce sera pour l’année prochaine.

Les artichauts sont à point. Certains en auront cette semaine, d’autres la semaine suivante.

Bref, il y a beaucoup de diversités en ce moment mais pas beaucoup de quantités. Le panier risque de beaucoup changer au fil des jours.

Bonne semaine.

La gazette du 5 au 9 septembre 2011

lundi 5 septembre 2011

Des nuits un peu plus chaudes et des tomates qui rougissent. Donc voilà encore une semaine de gagner sur les poireaux. Pour les choux, il faut bien s’y coller pour éviter la cure un peu plus tard… Il y a d’ailleurs de forte chance pour que vous deviez vous-même vous les partager parce que pomme de terre oblige, le temps nous est compté. Faites donc appel à vos valeureux messieurs pour l’emploi de leurs muscles lors des distributions…

Vous l’aurez compris, les pommes de terre ne sont pas encore toutes rentrées et il se pourrait que cette année, on les mette à la pièce dans les paniers parce que les variétés d’habitude de petit calibre sont assez conséquentes (et on ne vous parle pas des gros calibres…)

Donc comme chaque année, mon père voit son rythme cardiaque s’élever et friser l’apoplexie si la météo annonce de la pluie les jours d’arrachage.

Nous on suit, on apprend à baisser la tête si la machine tombe en panne et à s’éloigner de lui quand il appelle le mécanicien pour savoir si la fin de la matinée se situe avant midi ou après parce qu’il est 11h45 et qu’il n’est pas dans la cour…

Cette semaine, c’est aussi bette. Pour une raison très simple. En passant devant la serre de bettes, Laure me demandait ce qu’il poussait avec les bettes parce que ça avait l’air de bien pousser.

J’ai été au regret de lui dire qu’il s’agissait d’herbes et non de cultures associées.

Ah ! me répondit-elle.

Eh oui, ah !

Donc, on en profite pour désherber. Et puis cela fera plaisir au grand-père. Pour deux raisons. Déjà parce qu’en principe, les bettes, c’est son job. Donc quand je lui dis qu’il en faut pour les AMAP, il n’a pas le temps de s’ennuyer (eh oui, à 88 ans, on s’ennuie alors il faut trouver des trucs ludiques pour l’occuper) ensuite, parce qu’il sera débordé (eh oui, à 88 ans, on va moins vite qu’à 40…), les gars vont y aller. Et ce que mon grand-père aime par-dessus tout, c’est de nous voir désherber. C’est son petit carré de chocolat à lui. Il manque la binette pour que son bonheur soit total mais je crois que plusieurs heures à la chaleur seront aussi bonnes pour lui. Pour un peu, je le soupçonnerais même de s’installer devant la serre pour les regarder travailler.

 

Mais c’est pas l’tout, il y a plein d’autres choses à faire : cueillir les haricots et désherber le reste du champ. Parce qu’admirer nos choux verts, c’est bien mais ça n’arrache pas l’herbe. Enfin, on a l’habitude et parfois, on devient philosophe.

Juste une réflexion de mon père : « Vous voyez, vous n’avez pas fait comme je l’ai dit ! Moi, je m’en fiche, vous irez tirer la binette… »

Bonne semaine.

P.S : nous refaisons une porte ouverte le samedi 1er Octobre. Le programme est le suivant : 15h15 visite classique du champ, 18h apéritif dînatoire où chacun apporte un plat et où l’on partage (d’ailleurs si vous pouviez faire une petite fiche de cuisine pour ceux qui voudrait refaire) et à partir de 20h, atelier montage de lampions et cheminement dans les champs à la lueur des bougies. C’est le même principe que la dernière fois et si certains veulent revenir avec plaisir, nous changeons le thème de la visite aux chandelles. Cette fois les textes seront sur le thème des souvenirs gustatifs. Nous serons aussi, je l’espère, en équipe complète pour ceux qui voudraient connaître nos têtes et des panneaux animeront la salle.

La gazette du 29 août au 2 septembre 2011

lundi 29 août 2011

Voilà, c’est presque la rentrée et les tomates sont au rendez-vous. Pour combien de temps, je ne saurais le dire parce qu’avec des températures si… exotiques, cela ne va pas durer longtemps, malgré mes 600 pieds de plus par rapport à l’année dernière.

Et avec ce temps magnifique, devinez ce qui pousse… Eh oui, l’herbe. J’ai arraché les premiers poireaux jeudi dernier et a priori, ils venaient de finir de désherber le carré. Ben, on ne voit pas où ils sont passés. A croire qu’ils bullaient au bout des rangs. Encore qu’à la tête de Mini Du (notre apprenti), il a quand même dû en arracher un peu. Il trouve que la saison du poireau est beaucoup trop longue à son goût.

Autrement, la grande nouvelle est le début de l’arrachage des pommes de terre. Mon père l’a dit, même avec un déluge, ils iront au croc…

L’accueil de la nouvelle est très mitigé. Disons-le, une semaine que mon père est en mode pomme de terre. Je le soupçonne même de dormir près de la machine. Ce matin, ils lui font un gros câlin (comprenez qu’ils la bichonnent, lui mettent de l’huile, lui parlent doucement pour qu’elle fonctionne bien).

Et cet après-midi, ils commencent les hostilités. Si tout se passe bien, les pommes de terre dormiront dans leurs pallox de bois ce soir. Si tout se passe mal, la machine prendra des coups de clés à molette et n’aura plus le droit aux mots doux.

Et pendant qu’ils feront joujou avec leur grosse machine, hein, qui va désherber les poireaux ?

Moi, je vous le dis, la vie est dure, parfois. Et le sol est bas…

Enfin, c’est la vie. Mais vous ai-je parlé de nos choux ? Non ?

Eh bien, il faut le dire, ils sont magnifiques. L’année dernière, ils étaient beaux. Surtout une partie. Mais cette année, ils sont tous beaux. Tous malgré l’herbe.

Il faut dire qu’on les a bichonnés. Perso, cela me donne les larmes aux yeux. Les potirons aussi d’ailleurs…

Bonne semaine.



La gazette du 22 au 26 août 2011

lundi 22 août 2011

A peine partie que je suis déjà revenue et je dois l’avouer, ils ont survécu sans moi.

Comme quoi, je ne suis pas indispensable, sniff !

Ceci dit, j’en ai profité pour faire un tour à Chaumont-sur-Loire et admirer leurs magnifiques jardins. Sans parler d’Agathe, ma fille, qui a confirmé sa vocation de chevrière. Quand à Louise, c’est toujours une princesse…

Donc, les quelques jours de très beau temps ont fait mûrir nos tomates qui reprennent la bonne direction. Bon, on peut faire une croix sur le basilic. Parce que le mois d’Octobre en plein Juillet, il ne s’en est pas remis. La deuxième saison de concombres est en voie d’extinction. Je sais, on a fait la première cueille vendredi et vous n’en profiterez que cette semaine, voir la semaine prochaine, mais l’araignée rouge aura raison d’eux.

C’est un peu de ma faute, je n’aurais pas dû les coincer entre l’ancien carré et les aubergines qui avaient aussi une attaque d’araignées rouges. Ces petites bêtes ont préféré migrer vers le nouveau carré et nos concombres ressemblent à de vieux concombres tout jaunes… Du coup, vous le déduirez aussi, les jours de nos aubergines sont comptés. Mais une très belle saison cette année (et c’est bien le seul légume pour le moment).

Les épinards sont beaux, les choux aussi bien qu’à nouveau dans l’herbe. Les poireaux poussent (l’herbe également). Les navets promettent et mon frère me demandait si nous envisagions une nouvelle utilisation pour la betterave vu la taille de certaines.

Pour les haricots, c’est plus mitigé. Il y en a plus mais comme ils ont été semés un peu serrés et que pour éviter les lapins, on les a couverts, ils ont tendance à pourrir. Il faut le dire, on n’est pas pressé de les cueillir. Mais il y a de quoi si certains s’ennuient le mercredi…

Il ne reste plus qu’à s’y remettre. Doucement, mais sûrement.

Bonne semaine.

La gazette du 8 au 12 août 2011

lundi 8 août 2011

Par ce magnifique mois d’Octobre, euh… d’Août, nous avons attaqué l’arrachage de pommes de terre. L’Anaïs est déjà bien au frais dans les caisses de bois.

Il faut bien s’occuper en attendant que Mesdemoiselles Tomates se donnent la peine de rougir. L’avantage, c’est que cette année, je n’aurais pas 1 tonne de tomates au 15 Août (et que je ne peux pas vous faire culpabiliser puisque je n’en ai même pas assez pour chacun, AMAP et marché confondus). Disons que le double, ce serait pas mal…

L’inconvénient est qu’à ce rythme, la maladie va se mettre dedans et que je vais regretter d’avoir planté 3500 pieds de tomates (soit 600 de plus que l’année dernière)

Mais réjouissons nous, les betteraves sont magnifiques !

Et là, je sens que vous auriez préféré de belles tomates… Les choux aussi sont très beaux…

Autre avantage avec ce temps, c’est que l’herbe s’arrache très facilement. Le revers de la médaille étant qu’elle pousse aussi très facilement.

Et nos petites binettes nous font de petits clins d’œil (que l’on essaye d’ignorer).

Disons que certaines parties sont magnifiques. Sans herbes. Et d’autres, la nature a repris ses droits et qu’il va falloir y mettre de l’ordre.

Et là, ce n’est pas gagné. Enfin, c’est le grand père qui va être content de nous voir tous à l’œuvre.

Enfin, tous… c’est beaucoup dire parce que perso, je suis officiellement en vacances depuis samedi soir.

Par conséquent, j’ai indiqué à l’équipe habituelle de cueilleurs où aller et il vous faudra donc venir le mercredi matin impérativement si vous aviez décidé de cueillir cette semaine, parce qu’il y a changement de carré et qu’il est plus bas que celui de ces trois dernières semaines.

Bonne semaine.

La gazette du 1er au 5 août 2011

lundi 1 août 2011

L’année étant ce qu’elle est, j’ai le déplaisir d’annoncer l’absence de tomates cette semaine et l’arrivée de légumes d’hiver.

Même si certains ont commencé avec des choux la semaine dernière.

Et surtout, nous attaquons l’arrachage des pommes de terre dès aujourd’hui (chose que je n’ai jamais vue dans ma petite vie) et la cueille de pâtissons. Sachant qu’encore 15 jours et les premiers potimarrons et les choux verts frisés seront à point.

Je sais, les potimarrons, c’est chouette. Le reste un peu moins.

L’avantage est que cette année, on gagne du temps. En Avril, on avait un beau mois d’août et en juillet, un beau mois d’octobre.

L’inconvénient, c’est que nos tomates, nos haricots et le basilic y croient aussi. Donc, ça ne rougit pas, ça ne pousse pas et ça noircit quand les nuits font entre 6 et 13°C depuis 15 jours.

Les pieds de courgettes sont tellement nombreux que cela permet de croire encore à l’été.

On espère juste que décembre ne s’invitera pas dès fin septembre.

Comme mon père attaque les pommes de terre, vous vous doutez bien que plus rien n’existe hormis ces petites pépites toutes dorées qui lui ont donné beaucoup de soucis cette année.

Ceux qui sont venus à la porte ouverte l’ont lu. Pour les autres, je vais me répéter :

« Mon père a eu une idée. Passer 3ha en bio. Donc 3 années de trèfle et le terrain est fin prêt. Nous plantons malgré une opposition quant à l’ingéniosité de l’idée de par la distance et la non-irrigation du terrain. Pas une goutte d’eau entre la plantation et début Juin. Un petit papa plein d’angoisse qui finit tout de même par aller y jeter un coup d’œil. Nous, nous nous contentons d’un sourire narquois en pariant sur le rendement. Mais voilà, 70mm d’eau mêlés à l’apport d’azote avec les 3 ans de trèfles font des pieds de pommes de terre superbes.

Mon père est heureux.

Nous n’avons plus le sourire narquois… »

Résultat, la moisson n’est pas finie, mais les pommes de terre sont au top !

Bonne semaine.

Les petites histoires de Céline

dimanche 31 juillet 2011

La gazette du 25 au 29 juillet 2011

lundi 25 juillet 2011


Nous les avons désherbés, arrosés et grillagés pour qu’ils soient magnifiques et le résultat n’est absolument pas à la hauteur des efforts fournis.

Certes, il y a des haricots, mais rien de conséquent. Sans parler de notre petit Albert qui râle parce qu’il n’y en a pas assez sur les pieds !

Le pire dans tout ça, c’est que les deux prochaines saisons sont dans l’herbe et franchement, le rendement ne nous donne pas envie de nous y jeter…

Du coup, pendant cette semaine pluvieuse et fraîche (vous avez du entendre la météo parler de températures en dessous des normales saisonnières), nous avons bichonné nos tomates.

Qui, on doit le dire, ne nous le rendent pas non plus. Encore que cela avait fait la même chose l’année dernière. Cette semaine, vous n’avez que 13 caisses à vous partager contre 35 la semaine dernière.

Les tomates sont de petits êtres sensibles qui n’aiment pas les nuits à moins de 13°C (et certaines n’ont pas dépassé les 8°C depuis 10 jours).

Histoire de vous démoralisez un peu, sachez que les poireaux se portent bien. Voire très bien.

Manifestement, les cultures d’automne sont plus dans leur élément que les autres cette année. Les potirons sont beaux, les betteraves et les céleris raves aussi. Nos pommes de terre, après bien des frayeurs dûes au manque de pluie, ont tout l’air d’être en pleine forme et on va certainement arracher la hâtive d’ici 15 jours (peut-être est-ce la perspective de ses vacances fin septembre qui motive mon père). J’oserai même ajouter la « pain de sucre » …

Bon, pour le reste, je ne me prononce pas, ce n’est pas encore semé.

Mais avec toute cette belle pluie, on a plein de boulot.

D’abord l’herbe qui a repris du poil de la bête. Ensuite, en semis : épinard, radis, herbes, mâche, fenouil, derniers haricots verts, navet, radis noir, chicorée rouge et verte. En plantation, il y a la dernière saison de courgettes et les bettes.

Bref, une quinzaine chargée. On a presque envie de dire, « Heureusement, il y a beaucoup de vacanciers. » Encore que nous avons été très étonnés de faire un week-end normal sur les marchés alors que d’habitude, on ne revoit tout le monde qu’après le 15 Août.

Comme quoi, vous devez nous aimer de plus en plus…

Bonne semaine.

Les petites histoires de Céline

mercredi 20 juillet 2011