0.6 kilo de tétragones
1 concombre court
2 kilos de tomates
1 kilo de courgettes
3 salades
1 aubergine
0.6 kilo de tétragones
1 concombre court
2 kilos de tomates
1 kilo de courgettes
3 salades
1 aubergine
Des heures sous le soleil, en tête à tête avec l’herbe. Avec nous-même, aussi. Des heures seuls ou à plusieurs à se croiser le long des rangs, à avancer ensemble, à semer l’Ancêtre pour ne pas savoir ce qui ne va pas (parce qu’on a des yeux !!!!). Quelques mots échangés. Sur le weekend. Sur la chaleur. Sur le prochain clafouti pour le goûter. Des heures à rêver à un grand truc frais. Des secondes à regarder l’heure. Sentir le vent. La sueur qui perle. A nouveau le vent où résonnent les cloches comptant les heures. Une voiture qui klaxonne dont nous ne connaissons pas le propriétaire. Une main sur les reins. Assis, debout, courbés. La terre meuble. La terre humide. La boue. La binette au bout du bras, une extension de nous-même. Un nuage qui passe. Le grand chef qui a besoin d’Alberto, d’André ou de Carlos. Un de moins sur le carré. Un nouveau rang. Parfois juste à côté, parfois plus haut parce que nous sommes plusieurs. Un coup d’œil sur ce qu’il reste à faire. Une pensée pour les poireaux. Le rappel des choux au bout des poireaux. Ce qu’il reste à faire. La piscine. Le soleil. La musique sur le portable. Les pensées qui passent. Les histoires qui naissent dans nos têtes. L’herbe. La marque de nos pas sur la terre. La poussière. Le grincement de la tige métallique de l’aigle épouvantail. La dernière demi-heure. Le soleil qui baisse sur l’horizon. Les ombres de la forêt qui rampent.
Et attendre demain.
Bonne semaine…
0.8 kilo de tétragones
1 concombre court
0.5 kilo de tomates
2 kilo de courgettes
1 herbe
1 aubergine
3 salades
L’été est pour nous un moment particulier (encore plus cette année avec Juin et ses trombes d’eau !)
Vous partez en vacances. Nous partons un peu, les uns derrière les autres. Nous anticipons vos départs. Nous prenons en compte nos envies de farniente…
Le temps s’écoule plus lentement (surtout quand une binette est dans notre main !). Le soleil dore (et parfois crame) notre peau. Vous nous enviez notre bronzage paysan. Nous réfléchissons à éviter les marques du bronzage paysan !
Nous regardons autour de nous. Nous avons des envies d’ailleurs, des envies d’autres choses que nos légumes. Nous regardons kiwis, poules, céréales, réduction des déchets, promotions pour aller en Australie, façon de faire du miel.
Notre tête est là, nos mains aussi, notre cœur un peu plus loin. Il y a tant à faire, tant à voir. Il y a les listes dans notre tête, sur une feuille, sur notre ardoise.
Pas envie de faire plus de légumes. Pas envie de travailler plus. Mais une poule, c’est mignon, non ? Et quelques kiwis ? Bon, nous ne sommes pas prêts pour des framboisiers… Mais peut-être sur la pelouse pour votre venue ou pour les enfants (si les nôtres ne sont pas passés avant !) Et des fleurs pour faire joli, pour rappeler l’enfance, le soleil. Un morceau d’été. Un rêve de notre tête. Pour rester. Pour continuer. Pour aimer l’herbe dans les choux. Pour parfaire notre bronzage. Et avoir d’autres idées…
Bonne semaine…
1 kilo de tétragones
1 chou rave
1 botte de fenouil
0.5 kilo de tomates
1 radis rose
1 kilo de courgettes
1 herbe
1 salade
Une semaine loin des champs pour les retrouver un peu changes… Des bonnes et des moins bonnes surprises…
Les moins bonnes sont les tomates qui n’ont pas profité de la chaleur. Tout doucement, le mildiou continue de gagner des pieds. Il colonise, petit à petit. Des haricots qui ne poussent pas, se font manger, bref qui sont absents ! Des courgettes peu vaillantes. Des potirons qui ont disparu sans laisser d’adresse.
Pour les bonnes, nous avons de la tétragone à gogo, des aubergines qui commencent enfin à donner des fruits, des petits poivrons tout verts, du fenouil qui a échappé aux lapins, des petites bettes qui poussent, poussent et du basilic qui ressemble presque à de petits buissons. Du bon, du mauvais. Un peu comme cette année.
Bonne semaine…
Après avoir pris des engagements en faveur de l’agriculture biologique, paysanne et citoyenne à l’occasion de la campagne des élections régionales, Valérie Pécresse, Présidente de la région Île de France, et la nouvelle majorité ont voté un budget agricole réduisant drastiquement les capacités d’animation de la bio en Île de France.
Malgré de très nombreuses sollicitations depuis les élections, nous n’avons pu obtenir de réponses à nos demandes d’explications sur ces coupes budgétaires. Ainsi, à travers cette pétition, nous invitons les citoyens soucieux d’une agriculture biologique, paysanne et citoyenne, à rappeler la majorité régionale à ses engagements de campagne.
Amapien-ne-s, paysan-ne-s relayons largement au sein de nos groupes et auprès de nos collègues !
Merci d’indiquer votre groupe AMAP dans le message de soutien.
A très bientôt pour la suite
Cette semaine, alors que le soleil n’était encore qu’une promesse, je regardais une malope (fleur ressemblant au lavaterre), poussée toute seule au milieu des oignons moches. Une tâche rose vif au milieu de fanes jaunes qui annonce une saison très mitigée. J’ai trouvé cette fleur magnifique. Elle ne semblait vivre que pour me rappeler qu’il est essentiel de s’attacher à ces moments parfaits, nous prouvant la beauté de nos vies.
Alors oui, les tomates ont un avenir incertain. Oui, nous n’aurons que du concombre court cet été (grrr !!!!). Oui, ce ne sera pas notre meilleure année. Oui, nous avons vu pire (2012 en occurrence). Oui, beaucoup de légumes seront chers. Oui, nous avons envie de baisser (parfois) les bras pour voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Oui, la terre est basse et le soleil nous rend couleuvre.
Au final, il y a du pour et du contre, de la beauté et du désespoir, des envies d’horizon et des travaux terriens, de l’absolu et du détail, des légumes et des ratés, de la vie et du rire.
Bonne semaine…
0.9 kilo de pommes de terre nouvelles
1 botte d’ oignons
2 courgettes
1 botte de carottes
0.4 kilo de tétragones
2 salades
Quelques privilégiés ont pu croquer dans nos tomates ce week-end.
Avec une question : « sont-elles bonnes cette année ? »
Comment vous dire ? Elles sont à la hauteur de notre été… Cela fait sourire.
Il y a de la joie à cueillir, enfin, les premières tomates, mais très rapidement cette joie est teintée d’amertume. Le mildiou est bien implanté dans la serre et l’épée de Damoclès semble prête à tomber.
Il y a du désarroi face à ces centaines de pieds qui ont tous 4 belles grappes de tomates vertes et dont le destin est suspendu aux lèvres du temps. Nous ne le cacherons pas, bouillie bordelaise et orties sont nos meilleurs atouts. Pour la deuxième fois, nous traitons en serre. Nous faisons sauter les carreaux du tour pour aérer et chasser l’humidité ambiante, encore que le vent a le pouvoir de propager la maladie plus vite. Nous étêtons les pieds parce que 4 grappes sont moins bien que 8, mais mieux que 0.
Tout cela en espérant que le temps se décide enfin à dépasser les 25°C et surtout, surtout que ce crachin, qui vous mouille les os entre deux rayons, s’arrête pour laisser place à… l’été.
Bonne semaine…