Nous regardions de loin leurs feuilles fânées: de belles boules orangées pointaient depuis un moment. Mais l’exploration de leurs fruits est toujours une surprise: beaucoup, peu, de gros calibres, ou au contraire, plein de petits…? Une aventure en soi. Cette année, nous récoltons des gourdins en guise de courge. Donc les tous petits calibres sont beaux. Et les plus gros sont monstrueux.
Mais ce que nous surveillons avec une angoisse effrayante, ce sont nos carottes. Nous entendons certaines réflexions qui les qualifient d’énorme… je me sens obligée de reprendre car pour le moment, elles ne sont que grosses, et qu’il leur reste 2 mois de cultures avant d’être récoltées. Celles qui touchent déjà leurs voisines ne risquent plus de s’épanouir, mais les autres… La faute aux orages de Juin qui ont emporté les graines et laissé la place aux tenaces!
Et pour nos autres bébés, nous constatons des haricots submergés par l’herbe et sur la fin, les poivrons se colorent après avoir longuement hésité, et sans en avoir l’odeur ïodée, les poireaux oscillent en vagues bleues emmenant notre esprit vers une côte sauvage où les embruns sont coutumes…
Un regain de tomates suite aux quelques beaux jours, donc à profiter car les nuits semble repartie vers de la fraîcheur et panais avec choux seront bientôt les stars des paniers!
Entre averse et éclaircie, nous arrivons à jongler entre nos moments en serre et ceux en extérieur (avec un bon imperméable tout de même). Bref, c’est un peu l’automne…
Et déjà la rentrée! Et encore des tomates et des courgettes… et je ne sais pas vous, mais ici, les haricots, aubergines et poivrons ont été les grands absents de notre été… mais les tomates étaient délicieuses (tout le monde nous demandait le nom des variétés alors qu’elles sont les mêmes depuis 10 ans… comme quoi, le temps change tout ;))
Nous roulons doucement et sûrement vers la rentrée… vous êtes donc plus nombreux chaque semaine et les légumes semblent se mettre en mode automne avec ces petites nuits fraîches qui sévissent depuis plusieurs semaines. Donc nous n’aurons pas vu de haricots, ni d’aubergines, ni de poivrons et les tomates hésitent à murir à plein… en revanche la pastèque est bien présente, et les potimarrons nous font de l’oeil dans leur feuillage…
Pour le moment, rien à signaler. l’herbe SEMBLE sous contrôle. Mais la moindre bruine pourrait inverser la tendance et nous serions sous son influence. Les tomates reprennent des couleurs au fur et à mesure que les degrés remontent. Les haricots s’en tape le coquillard de savoir que nous avons des attentes. Les poivrons et les aubergines prennent exemple. Un rang de pastèques se noie dans les courges. Les potimarrons s’excitent. Les pommes commencent à se détacher mollement. Et quelques prunes se fripent sur l’arbre, récompense sucrée des séances de taille tomatale qui s’allongent au rythme des degrés grimpant dans les serres…
Pour garder le fun, je me suis éloignée le plus possible des carottes. Et franchement, nos hommes ont fait un travail formidable. et je pense qu’ils découvrent aussi le travail formidable à faire dans les poireaux. Les tomates ne se cachent plus et font la fête, réclamant hydratation et taille à toutes heures de la semaine. Les oignons épuisent doucement leur feuillage. Les haricots ont loupé leur mise en beauté. Et ma foi, les choux captivent nos hommes (avec les carottes). Encore quelques repiquages pour les filles. Beaucoup de haricots à cueillir. Ou autres. Enfin tout sauf de l’herbe… parce que les Princesses font ce qu’elles veulent, et le désherbage n’est pas dans la liste!