Archives pour octobre 2018

Le panier du 25 octobre 2018

lundi 22 octobre 2018

Le chou fleur est là! Et il est beau! Donc cette semaine, chou/épinards! Et quelques tomates qui font leur belle avec les derniers beaux jours… Et pour vous faire regretter de ne pas prendre un grand panier, la mâche y fait son entrée, annonçant des heures statiques à la couper (même les épinards nous font bouger plus!)

Bref, 2 nouveaux pour oublier l’installation des courges, des fenouils et des épinards…

1 part de courge

1 chou fleur

0.5 kilo de tomates

1 botte de persil

2 fenouils

0.4 kilo d’épinards

1 céleri rave

0.2 kilo de mâche

La gazette de Céline du 22 au 26 octobre 2018

lundi 22 octobre 2018

brouillard nov chez sarl renard, légumes bio, yvelinesNous arrivons au moment où, quand nous regardons par la fenêtre, seule l’envie de remonter notre couette au-dessus de notre tête nous motive… Le soleil bataille avec les nuages et finit souvent par vaincre, mais notre petit cœur sait que l’automne est bien là… Les manteaux sont souvent chassés par les rayons du soleil en début d’après-midi, mais nous remarquons les ombres qui allongent notre pas quand nous finissons notre journée ! Les carottes sont déjà à moitié rentrées, les choux rouges attendent encore un peu pour gagner en densité et l’humidité du matin dépose des tâches de rouille sur nos poireaux. Nelson ne quitte plus son bonnet et Carlos envisage de ranger la casquette pour sa version hivernale. Quelques fleurs nous offrent leurs derniers pétales et nous avons hâte de regagner nos canapés… Les haricots n’ont pas déclaré forfait et la mâche chasse les salades. Les épinards se font en serre, au chaud, et nous commençons à remplir ces dernières pour notre petit nid hivernal. Nos paroles deviennent buée blanche, un peu comme si nous appelions déjà Noël…

 

Merveilleuse semaine !

Le panier du 18 octobre 2018

lundi 15 octobre 2018

Vous noterez la migration des épinards de tous les paniers vers les grands paniers uniquement, qui, eux, en auront pour la 7è semaine consécutive (j’espère que beaucoup ont un congélateur pour les ressortir au moment où il n’y aura que des patates et du poireau…)

Bref du chou blanc pour agrémenter les fenouils (reste plus qu’à trouver une pomme bien acide genre Grany… mes filles mangent les pommes et laissent le fenouils et parfois, un bout de chou se coincent dans leurs dents ah! ah!)

Et des poivrons tous calibres qui n’ont pas voulu rougir… nous expérimenterons une autre variété l’année prochaine qui semble rougir même en plein champ (enfin chez les autres maraîchers…)

1 part de courge

1 kg de carottes

300 g d’échalotes

1 part de chou blanc

2 fenouils

1 kg de pommes de terre tendres Céphora

1 botte de persil

600 g d’épinards

300 g de poivrons

 

La gazette du 15 au 19 octobre 2018

lundi 15 octobre 2018

paysage automne chez SARL Renard, maraîcher bio, YvelinesSemaine 42: le temps passe trop vite…

Les betteraves sont rentrées, les pommes sont bien avancées, même si certaines ont toujours la tête en l’air. Nous commençons les carottes. Les tomates freinent brutalement. Les papiers stagnent dans un coin de notre tête. C’est le moment de se poser. Pas encore le bilan. Quelques pas sur le sentier de 2019. Il reste l’inventaire des graines, les tableaux des rendements, à dire au revoir sur Batignolles et à profiter du soleil. Nous attendons la pluie et sourions aux rares averses annoncées qui seront, certainement, des bains de lumières. Il y a la nuit qui nous cueille et laisse ses étoiles accrochées dans nos yeux… elles guident nos idées et notre temps libre. L’échappée belle commence. De petits pas de danse. Encore du travail, la terre sous les ongles et l’herbe humide au matin. Les choux de Bruxelles nous prennent la main pour que nous les admirions. Les pissenlits pointent hors des buttes et les courgettes parent leurs feuilles de blancs parce que le crépuscule n’est pas loin. Nous attendons la gelée qui prendra nos haricots. Nous savons qu’un matin, peut-être demain, les dahlias ne verront pas le soleil se lever et qu’il faudrait mettre des bouts de ficelle colorée pour savoir qui garder… Nous ne nous pressons pas. Une fin d’année calme où nous retroussons les manches autant pour le travail que pour sentir encore le soleil jouer avec nous…

 

Merveilleuse semaine !

Le panier du 11 octobre 2018

mercredi 10 octobre 2018

Donc promis, l’année prochaine, il y aura moins d’épinards et de fenouils… sauf que nous ne savons pas si vous préféreriez des patates ou de la carotte en plus… Mais pour ceux qui mangent du légumes (ou ont encore des enfants à la maison, donc de grands paniers!), vous noterez le progrès sur les tomates…

Nous essayons de diversifier en ajoutant un poivron (vert parce qu’ils ne veulent pas passer au stade rouge!) et le poireau, pour réchauffer les retours de travail… après tout, c’est la mode du bol! Une petite soupe pour réchauffer les doigts quand le soleil a fait grise mine toute la journée!

1 part de courge

1 poivron

2 fenouils

800 g de poireaux

600 g d’épinards

1 botte de persil

800 g de tomates

200 g d’échalotes

La gazette du 8 au 12 octobre 2018

mercredi 10 octobre 2018

levé de soleil en septembre chez SARL Renard, maraîcher bio, yvelines 78L’automne fait un pas et embrume nos sorties matinales. Le paysage disparaît et le soleil en redessine les contours. Ce moment, où les arbres se parent de rose, laisse notre souffle en suspens. Nous fermons les yeux sous son éclat et laissons notre peau prendre son bain de lumière. Et l’instant passe, le bleu envahit le jaune, l’air passe à nouveau dans nos poumons. La réalité revient : les haricots sont encore là, les betteraves attendent de rentrer au chaud, les pommes recherchent de douces mains et il y a ces petites notes qui s’amoncellent dans un coin de nos cerveaux… remplir les tableaux de l’année, contacter l’arboriculteur, s’occuper de la formation où je me suis inscrite. Les petites choses qui attendent les petits matins froids et nous reposent un peu les mains… la semaine 41 se glisse silencieusement, mais nous fait sourire… encore 10 dodos avant les vacances… les jours se sont égrainés presque à notre insu et déjà, la ligne d’arrivée se profile. Encore tout à rentrer, mais le plus dur derrière nous. La sensation de toucher au repos. Son odeur n’est pas loin, mais peut-être est-ce juste le Grand Chef qui nous poursuit avec son dossier de retraite…

 

Merveilleuse semaine !

Dates des Livraisons pommes/poires 2018

lundi 1 octobre 2018

 

11 octobre 2018

25 octobre 2018

8 novembre 2018

22 novembre 2018

6 décembre 2018

20 décembre 2018

17 janvier 2019

31 janvier 2019

14 février 2019

28 février 2019

1 mars 2019

28 mars 2019

Le panier du 4 octobre 2018

lundi 1 octobre 2018

Vous ai-je avoué que vous croulerez sous la courge jusqu’à extinction du stock?! Cela marchera aussi pour le fenouil et les épinards… Oui, je sais, vous voulez des oignons pour vos petits plats qui mijotent sur la cheminée. Et du poireau parce que vous en avez envie maintenant. Sauf que moi, mon poireau, il m’en faut jusqu’en Avril parce que mes tomates, elles n’arrivent pas aux premiers rayons avec vos désirs…

Bref, l’automne offre plein de possibilités de diversité, mais l’hiver ricane de s’emparer des plus gélifs… Au final, nous ne sommes toujours pas au summum de nos compétences. Nous travaillons à réduire ce qu’il y a de trop, à mieux gérer ce qu’il n’y a pas assez et à devenir des Dieux… mais au mieux, cela ne se verra que l’année prochaine… Alors profitez des dernières tomates, des derniers haricots, soyez soulagé de ne pas avoir de panais cette année et cherchez des recettes pour le Kale parce qu’il y en a peut-être un poil trop dans le champ…

1 part de courge

0.5 kilo de carottes

0.4 kilo d’oignons

0.2 kilo de chou kale

2 fenouils

0.6 kilo d’épinards

0.8 kilo de tomates

0.3 kilo de haricots verts

La gazette du 01 au 05 octobre 2018

lundi 1 octobre 2018

aubergine fin de saison chez SARL Renard, maraîcher bio, YvelinesNous arrêterons de faire le marché bio des Batignolles à la fin de l’année.

Nous commençons à le chuchoter auprès de nos clients, en nous excusant un peu, parce qu’il y a plein de belles rencontres sur ce marché. Parce qu’il m’a vu un peu grandir, enfin devenir adulte. Il a été une prise d’autonomie, une échappatoire anonyme à ma mère lors de sa maladie (et peut-être est-ce parce qu’elle aurait eu 60 ans aujourd’hui que j’en parle justement maintenant) et l’ancrage dans mon métier d’agricultrice.

Ce marché, nous l’avons commencé le 4 janvier 2003 avec nos dernières aubergines de la saison. Le ciel a déversé de beaux flocons blancs toute la matinée. Notre première commençait sur des chapeaux de roues, il nous a fallu 7h pour regagner nos pénates avec quelques fous rires et des envies de faire pipi, bloquées sur la A13 avec ma tante…

J’y ai rencontré mon mari. Il y a eu celles que nous appelions les Espagnoles. Nous avons continué les fleurs là-bas alors que mon frère n’en voulait plus sur Maisons-Laffitte. Les filles régnaient sur le stand, parce que nous ne voulions pas de mec. Le hayon s’est effondré, heureusement à vide, une roue a crevé durant le trajet, la boîte de vitesse nous a lâché au retour. Il y a une Roumaine qui fait la manche depuis 15 ans. Les gens à qui nous osons demander leur métier. Nos chouchous, tellement gentils. Nos kikis, tellement horribles. Les fous rires. Les matins où le vendeur nous plante (parce qu’il est soit disant malade… mais à 4h, je crois que ce n’est pas la bonne maladie !). le samedi de pluie, un jour noir où tout reste gris et l’eau qui s’infiltre en délayant notre bonne humeur. Le moment où le client nous demande ce qui ne va pas parce qu’on est plus renfermés que d’habitude. Le lever du soleil sur le Sacré Cœur. La brume sur le terrain d’aviation à St Cyr. Paris qui se déshabille et qui change de costume. Ceux qui boiront notre sang, disent-ils au petit matin. L’odeur des pains au chocolat. Pousser les voitures avec le camion. Trouver les noctambules désappointés parce que la fourrière est passée avant eux. Les premiers clients de l’aube. Ceux qui nous arrachent un sourire. Les VIP de Chantal qui a maintenant 83 ans. Les jolies filles qui attirent le regard de Sami et le perdent…

Mais voilà, quand nous avons commencé Batignolles, nous étions mes grands-parents, mes parents, ma tante, mon frère, Vitor (importé du Portugal en 1997 par une ami d’enfance folle de lui), Carlos (le frère de Vitor) et moi, avec pour saisonnier Albert, le père de notre Super Carlos actuel. Maintenant, il y a mon père, Laure qui est arrivée en 2005, Carlos (arrivé en 2008) et moi avec 3 saisonniers cette année, soit moitié moins.

Nous avons tous grandi, et la vie nous a apporté de jolis présents. Nous avons fait beaucoup d’erreurs et en ferons encore, mais nous avons trouvé une belle harmonie où le travail ne prend plus toute la place.

Alors certaines choses doivent suivre le courant de l’eau pour garder le plaisir…

Merveilleuse semaine !